manganese-francais-chinois-et-australiens-sur-le-terrainLa Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog) fait désormais face à l’arrivée d’autres entreprises dans le secteur, conformément à la volonté du gouvernement gabonais de diversifier les investisseurs dans ce domaine.

Depuis plus de cinq décennies, la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog) est le principal acteur dans l’extraction du manganèse au Gabon. Avec 3,7 millions de tonnes en 2013, la production nationale va rester pour longtemps encore l’une des plus importantes du monde, les réserves étant estimées à 200 000 millions de tonnes.

Toutefois, la filiale d’Eramet doit désormais se résoudre à la volonté du gouvernement gabonais de diversifier les investisseurs dans ce secteur. A la faveur de la mise en production de nouvelles mines comme celle M’Bembélé dont les réserves sont estimées à 26 millions de tonnes, la major française devra désormais se plier à la concurrence. Déjà, un contrat d’une durée de 25 ans a été confié à la compagnie chinoise Huazhou, qui devrait produire 1,04 millions de tonnes de manganèse par an pour des recettes comprises entre 6 et 8 milliards de francs CFA.

Eramet et sa filiale Comilog n’exploiteront pas non plus le nouveau gisement de Franceville qui ne pèse pas moins de 60 millions de tonnes puisque c’est l’Australien BHP Billiton qui a été choisi par l’Etat gabonais. «Deux projets qui vont rapporter d’importants revenus à l’Etat. L’impôt annuel de M’Bembélé est estimé à 2 milliards de francs sans compter les différentes redevances. Des centaines d’emplois seront offerts pendant les longues années d’exploitation», rapporte Mondafrique.

Même si elle perd sa position de monopole, la Comilog n’a cependant pas de soucis à se faire pour l’instant. En effet, groupe minier a enregistré 4 % de hausse de son chiffre d’affaires sur les 9 premiers mois de l’année 2013 et devrait, selon ses estimations, atteindre 4 millions de tonnes en 2014.

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