Féfé Onanga, Coordonnateur des associations soutenant, à Port-Gentil, le Front de l'opposition pour l'alternance. © Gabonreview/Louis Mbourou
Féfé Onanga, Coordonnateur des associations soutenant, à Port-Gentil, le Front de l’opposition pour l’alternance. © Gabonreview/Louis Mbourou
Le représentant à Port-Gentil du Front de l’opposition pour l’alternance a été convoqué à la Police judiciaire où l’on accompagné de nombreux militants et sympathisants. Me Ndaot est à l’auteur d’une plainte contre l’opposant.

Féfé Onanga, le Coordonnateur des associations soutenant, à Port-Gentil, le Front de l’opposition pour l’alternance, a été convoqué le 29 décembre 2014 à l’antenne locale de la Police judiciaire. Cette convocation intervenant après la déclaration du procureur qui, le 26 décembre dernier, a menacé de «traîner devant les tribunaux tous ceux qui appellent à l’obéissance civile et à l’insurrection», a fait penser à la convocation des leaders du Front uni par la PJ à Libreville.

Aussi les sympathisants de ce groupement de partis et personnalités politiques de l’opposition ont tenu à accompagner celui que nombreux ont surnommé «le rebelle» à la PJ. Mais une fois sur place, grande a été la surprise de tous d’apprendre que la convocation de Féfé Onanga faisait suite à un Soit-transmis du procureur de la République consécutif à une plainte déposée contre le président du Mouvement populaire de radicaux (MPR), pour diffamation et tentative d’assassinat, par maître Séraphin Ndaot Rembogo. «On m’a présenté la plainte de maître Ndaot qui reprend des déclarations que j’ai faite dans les journaux notamment sur le milliard qu’il avait reçu d’Omar Bongo et lorsque j’ai dit qu’en 2016 il sera mort», a confié Féfé Onanga à sa sortie de la PJ avant d’exprimer son étonnement devant la réaction du président du PDS qui «déplace le débat politique sur le terrain judiciaire». «Sur l’argent qu’il avait reçu, l’information m’avait été donné par le président Bongo lui-même et il y a des témoins qui sont encore en vie. Concernant ma déclaration sur sa mort en 2016, il a sorti la phrase de son contexte car quand on relit tout mon propos on n’a pas besoin d’un doctorat pour comprendre que je parle de sa mort politique», a-t-il expliqué.

Après son audition par l’officier de Police judiciaire, Féfé Onanga a été prié de rentrer chez lui au grand bonheur de sa famille et ses sympathisants qui faisaient le pied de grue devant la PJ. D’autres convocations vont vraisemblablement suivre avant que le dossier ne soit renvoyé devant le procureur de la République qui décidera de la suite à donner à cette affaire.

Pour rappel : après son départ du Parti démocratique gabonais (PDG), Féfé Onanga avait rejoint le PDS de Séraphin Ndaot, en 2012. C’était le grand amour entre les deux hommes jusqu’à ce que leurs chemins se séparent brutalement et avec fracas suite à la décision du président du parti de soutenir le Pacte social initié par le président de la République.

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