Le président de la République, le 31 décembre 2014. © DCP-Gabon
Le président de la République, le 31 décembre 2014. © DCP-Gabon
Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba a déclaré mercredi qu’il demeure ouvert au dialogue, répondant aux opposants réunis au sein du front uni de l’opposition pour l’alternance qui, le dise fermer au dialogue.

« Depuis un certain temps, quelques compatriotes relayés par quelques médias internationaux veulent faire croire aujourd’hui, comme il le faisait déjà en 2012 que je serais fermé à toute idée de dialogue. Comme je l’ai déjà dit, j’ai été, je suis et resterai un homme de dialogue et d’ouverture », a affirmé Ali Bongo Ondimba à l’occasion de son traditionnel discours de présentation de vœux de nouvel an à ses compatriotes.

Le chef de l’Etat a poursuit son propos : « Ceux qui me connaissent bien savent quelle part j’ai pris et facilité l’ouverture politique dans notre pays. Ceux qui me connaissent, savent qu’elle a été m’a contribution aux accords de Paris et aux différentes rencontres politiques organisées sous le président Omar Bongo Ondimba.

Cependant, Ali Bongo Ondimba a tenu à préciser que ce dialogue reste conditionner par le respect des institutions et des personnes qui les incarnent.

« Ceux qui me connaissent bien savent aussi que le président de la République ne peut dialoguer avec des personnes qui ne respectent ni les institutions, ni ceux qui les incarnent. Le président de la République ne peut pas dialoguer avec les personnes qui violent délibérément les lois de la République, posent des actes de défiance à l’autorité de l’Etat, tout en mettant en péril la vie de nos concitoyens », a-t-il martelé.

Selon lui, dans l’histoire du Gabon le recours à la violence pour accéder au pouvoir est un chemin qui a été et restera toujours vouer à l’échec pour ceux qui s’y aventurent.

Le 20 décembre dernier, le front uni de l’opposition pour alternance a tenté de tenir un meeting à Libreville pourtant interdit par le ministère de l’Intérieur. Un acte de défiance qui s’est soldé par la mort d’un manifestant dans des conditions non encore élucidé.

Selon l’opposition, les affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants auraient fait six morts.

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