issoze_ngondetAprès son passage à la tête de la Cemac et quelques temps après sa nomination à la présidence de la CEEAC, un bilan élogieux du président de la République a été dressé par le ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et de l’Intégration régionale.

Livrant un bilan dithyrambique de la présidence d’Ali Bongo à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), le ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et de l’Intégration régionale a présenté les enjeux de la présidence du Gabon à la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Selon lui, si le président de la République a été porté à la tête de la Cemac il y a près de trois ans, ce n’est pas simplement du fait du caractère tournant du poste mais plutôt en raison de son leadership dans la région. «Les autres chefs d’Etat auraient pu décider de passer son tour s’ils avaient vu en lui quelqu’un qui ne répondait pas aux exigences de la communauté», a-t-il prétendu, ajoutant : «Le Gabon se trouve depuis juillet 2012, dans une posture qui l’amène à exercer un leadership volontariste et clairvoyant au bénéfice de la sous-région».

C’est donc un «bilan positif» qu’Emmanuel Issoze-Ngondet a dressé face aux médias, le 1er juin courant. Pour lui, la présidence gabonaise de la Cemac aurait donné des résultats appréciables «malgré un contexte particulièrement critique», en raison de la crise politique en République centrafricaine, du climat d’insécurité consécutif à la montée du terrorisme dans la sous-région, la baisse drastique du cours du baril de pétrole et la difficulté de mettre en œuvre des projets et des programmes intégrateurs du fait de la réduction des ressources financières, mais aussi de la réorientation des financements disponibles à la lutte contre l’insécurité et le terrorisme.

En somme, Emmanuel Issoze-Ngondet a dépeint Ali Bongo sous les traits d’un super héros qui a tout réussi à la tête de l’organisation communautaire. Si bien que son «choix» pour la présidence de la CEEAC était une évidence. «En dépit de ce contexte extrêmement difficile, la présidence gabonaise a permis de réaliser des avancées notables dans de nombreux domaines», s’est-il réjoui, avant de citer, comme réalisations, des aides multiformes apportées à la RCA, au Tchad et au Cameroun pour lutter contre l’insécurité, le lancement d’un programme de réformes institutionnelles et la mise en œuvre des politiques sectorielles communes dans les domaines de la santé ou de l’économie. Répondant aux critiques relatives aux nombreux reports du sommet de la Cemac, il a argué que «l’histoire ne retient que les décisions qui font avancer les projets et non le nombre de sommets que l’on tient». A en croire ses dires, la présidence d’Ali Bongo à la CEEAC comporte plusieurs enjeux de deux principaux ordres : faire progresser les réformes institutionnelles et veiller à une meilleure intégration économique. Le président de la République devrait notamment œuvrer à l’aboutissement de cinq projets : la réforme des institutions communautaires, la paix et la sécurité, l’intégration physique et économique, l’environnement et le développement durable et l’accord de partenariat économique avec l’Union européenne. Les résultats sont d’ores et déjà attendus.

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