Maixent Accrombessi… l’homme en question. © ny-forum-africa.com
Maixent Accrombessi… l’homme en question. © ny-forum-africa.com
Le directeur de cabinet de la présidence gabonaise, Maixent Accrombessi, a été remis en liberté dans la soirée du lundi 3 août, après avoir été entendu à Nanterre dans le cadre d’une enquête judiciaire.

Maixent Accrombessi, le directeur de cabinet du président Ali Bongo Ondimba (ABO), a été interpellé, lundi 3 août au matin, à l’aéroport de Roissy, dans le salon VIP, alors qu’il allait prendre l’avion pour Libreville. Il a été placé en garde à vue à Nanterre par la police judiciaire de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), dans le cadre d’une enquête pour « corruption d’agent public étranger ». N’étant pas en possession d’un ordre de mission, il n’a pas pu faire valoir immédiatement son immunité diplomatique.

Ce n’est que dans l’après-midi que la présidence du Gabon a fait parvenir aux autorités judiciaires un ordre de mission attestant que la présence de Maixent Accrombessi sur le territoire français avait pour cadre ses fonctions officielles. Libéré dans la soirée vers 22h, ce dernier est l’un des collaborateurs les plus proches d’ABO, au ministère de la Défense puis au cabinet de la présidence, d’abord en tant que co-directeur puis directeur.

Critiqué par l’opposition gabonaise pour être la cheville ouvrière du système de gouvernance mis en place par ABO à partir de 2009, Maixent Accrombessi est aujourd’hui le véritable gardien du Palais du bord de mer. Titulaire d’un DEA en économie appliquée et d’un DESS en développement économique et social, il est aussi une ancienne relation de feu André Mba Obame, ancien proche du chef de l’État passé en 2009 dans l’opposition, dont il fut le chef de file jusqu’à son décès en avril dernier.

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