Pr Albert Ondo Ossa, président des assises démocratiques nationales de la société civile gabonaise
Pr Albert Ondo Ossa, président des assises démocratiques nationales de la société civile gabonaise
Albert Ondo Ossa, le président du bureau des assises démocratiques nationales de la société civile gabonaise, a demandé la démission pure et simple d’Ali Bongo Ondimba, à la faveur desdites assises de trois jours, sur lesquelles les rideaux tomberont en début de soirée de ce mercredi 26 août à la chambre de commerce de Libreville.

«…Il ne s’agit ni de haine, ni de fixation sur la personne du Chef de l’Etat, loin s’en faut. La vérité est que son départ apparaît désormais comme la solution au mal du Gabon et plus tôt il partira, mieux tout le monde se portera. En tout cas, tout mois supplémentaire sera un supplice pour lui-même, pour son entourage et pour le peuple (…) », a-t-il martelé, sous les ovations d’une assistance nombreuse et visiblement acquise à la cause.

Dans le même ordre d’idées, le professeur agrégé en économie a exhorté la communauté internationale à venir en appui à l’aspiration du peuple gabonais de tourner la page du système Bongo-PDG. Un soutien qui aurait l’avantage de garantir sur la durée la préservation des intérêts de chaque partie, outre le fait de désormais moraliser la vie publique. Un changement de donne, dont l’une des incidences majeures sera l’instauration d’un environnement démocratique.

Pour encadrer un départ sans heurts d’Ali Bongo du pouvoir, Albert Ondo Ossa n’exclut pas des garanties de sécurité à accorder au chef de l’Etat, à sa famille, ainsi qu’à ses proches dont l’idée de quitter les affaires donnerait la migraine.

La fin du clan Bongo-PDG devrait, selon le Pr Albert Ondo Ossa, s’accompagner d’un programme de dédommagement des victimes de ce régime, vieux de 47 ans. L’hypothèse de la mise en place à venir sous les auspices de l’Onu d’une commission « Justice, paix et réconciliation » a également été évoquée par le président des assises démocratiques nationales de la société civile gabonaise.

Pour le Pr Albert Ondo Ossa, à moins d’un an de l’échéance présidentielle, l’urgence est indéniablement à l’assainissement du processus électoral, au nom de la transparence du vote. « C’est cela le vrai combat », s’est-il exclamé.

Les rideaux sont tombés sur ces assises le mercredi 26 août sur le tard.

Henry Gauthier

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