« Les États-Unis sont déçus par le processus gravement entaché ayant abouti au récent référendum sur une nouvelle constitution en République du Congo », a annoncé mercredi 28 octobre le département d’État dans un communiqué.

Washington estime que « la crédibilité du référendum a été altérée par la violence, l’intimidation et de graves restrictions des libertés fondamentales ».

Le référendum s’est tenu le 25 octobre. Selon les chiffres officiels communiqués par le ministre de l’Intérieur, Raymond Mboulou, le projet de Constitution a été approuvé à hauteur de 92,96% des voix, avec un taux de participation très controversé de plus de 72 %.

« À la suite de ces événements, les États-Unis pressent instamment toutes les parties à se rassembler pacifiquement pour prendre part à un dialogue politique ouvert à tous, poursuit le département d’État. Ce dialogue doit conduire à des réformes électorales à prendre de toute urgence et d’un commun accord. »

L’opposition dans la rue le 30 octobre

« Nous appelons également le gouvernement congolais à respecter les droits de ses citoyens aux libertés d’expression, de réunion et d’association, qui sont essentielles à une société démocratique stable », conclu le communiqué.

Peu après la publication des résultats du scrutin, les deux principales coalitions d’opposition congolaise ont appelé à une « marche patriotique et pacifique » pour « barrer la route à l’escroquerie et à la dictature ». La manifestation doit se tenir vendredi.

Vincent Duhem

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