Le Kevazingo, bois très prisé par les exploitants forestiers

Le ministre gabonais délégué à la Forêt, Crépin Ngodock a annoncé la mise à disposition d’un numéro vert afin de lutter contre l’exploitation illicite du bois, à l’issue d’une rencontre mercredi, à Libreville, avec les opérateurs économiques de la filière bois.

Pour M. Ngodock cette ligne téléphonique viendra en appui aux contrôles intensifs menés par les pouvoirs publics pour éradiquer l’exploitation illégale des essences forestières, le braconnage et la parafiscalité.

« Nous arrivons au sein de ce département dans un contexte marqué par une implosion des activités forestières illégales qui impactent négativement sur la contribution du secteur, à l’accroissement des recettes issues de la valorisation de nos ressources », a-t-il déclaré après avoir reçu les opérateurs économiques de la filière bois.

Des activités, a-t-il poursuivi, qui risquent de diluer les efforts du Gabon en matière de gestion durable des forêts qui, avec celle du Bassin du Congo jouent un rôle majeur mondialement reconnu dans l’atténuation des effets néfastes liés au changement climatique.

Selon M. Ngodock, le gouvernement prévoit d’intensifier les campagnes d’information, de sensibilisation sur la foresterie communautaire auprès des communautés locales.

« Nous attendons des partenaires économiques de la filière que vous êtes, que vous poursuiviez l’appui des initiatives visant le développement des projets collectif au profit des communautés riveraines, conformément aux dispositions de l’article 251 du code forestier et du principe de la responsabilité sociétale », a-t-il conclu.

Début novembre, plusieurs responsables administratifs de la province de l’Ogooué-Ivindo (nord-est) ont été arrêtés suite à l’exploitation illégale du « Kevazingo », une essence menacée de disparition à cause de son exploitation abusive.

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