La capitale du Gabon, Libreville abritera du 23 au 27 novembre prochain, la 41ème réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC), dont l’UNOCA assure le secrétariat depuis mai 2011, indique un communiqué de l’UNOCA dont l’AGP a reçu copie, vendredi.

Selon le communiqué, tous les sujets se rapportant à la sécurité dans la sous région de l’Afrique centrale seront au cœur des échanges, notamment les violences électorales, la piraterie maritime dans le golfe de Guinée, la prolifération des armes légères et de petit calibre, le phénomène du braconnage, le trafic des drogues, les groupes armés, le terrorisme.

L’un des moments forts de la 41e réunion du Comité sera sans doute l’examen et l’endossement politique du projet de stratégie intégrée de lutte contre le terrorisme et la prolifération des armes légères et de petit calibre en Afrique centrale, poursuit le texte.

Fruit d’un travail de fond développé lors d’une série d’ateliers thématiques, cette stratégie est considérée comme l’une des manifestations concrètes de la volonté des Etats membres de l’UNSAC à prendre à bras-le-corps la problématique du terrorisme, souligne le document, précisant ce travail s’inspire de la stratégie anti-terroriste mondiale des Nations Unies et s’inscrit dans le contexte particulier de la lutte contre Boko Haram dont les attaques récurrentes au Cameroun et au Tchad avaient fait l’objet d’une « Déclaration » lors de la 39e réunion de l’UNSAC à Bujumbura (Burundi) en décembre 2014.

Le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) réaffirme sa détermination à continuer à soutenir cette dynamique ainsi que les mesures devant faciliter l’entrée en vigueur rapide de la Convention de l’Afrique centrale pour le contrôle des armes légères et de petit calibre, de leurs munitions et de toutes pièces et composantes pouvant servir à leur fabrication, réparation et assemblage (Convention de Kinshasa). Il manque une seule ratification pour y parvenir, cinq pays ayant annoncé avoir déjà franchi cette importante étape (Cameroun, République Centrafricaine, Congo, Gabon et Tchad).

La 41e réunion de l’UNSAC sera également l’occasion de poursuivre le plaidoyer afin que les pays qui n’ont pas encore ratifié ladite Convention le fassent. Par ailleurs, un accent sera mis sur la nécessité de contribuer de manière régulière au Fonds d’affectation spéciale de l’UNSAC. La « Déclaration de Libreville » adoptée le 8 mai 2009 lors de la 28e session du Comité tenue dans la capitale gabonaise avait rappelé l’importance dudit Fonds – créé par le secrétaire général de l’ONU pour rationnaliser le fonctionnement de l’UNSAC.

Les travaux des experts se tiendront durant les trois premiers jours. Le 26 novembre, ils soumettront leurs conclusions aux chefs des délégations, généralement composés des ministres des Affaires étrangères, de la Sécurité, de l’Intérieur ou de la Défense. Ceux-ci examineront et adopteront un rapport général après une cérémonie protocolaire au cours de laquelle le message du secrétaire général des Nations Unies sera lu par son Représentant spécial pour l’Afrique centrale, par ailleurs Chef de l’UNOCA, M. Abdoulaye Bathily.

Cette session sera aussi marquée par la mise en place d’un nouveau bureau du Comité, dont la présidence tournante est actuellement assurée par le ministre des Relations extérieures de l’Angola, l’hôte de la 40e réunion tenue en juin 2015 à Luanda. Il passera le témoin à son homologue gabonais la semaine prochaine, conclu le communiqué.

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