Le Rassemblement des jeunes patriotes gabonais (RJPG), un groupe de pression des jeunes des quartiers défavorisés, «les Mapanes», déterminés à peser sur les résultats de la présidentielle et des législatives de 2016, a installé samedi ses représentants au Pont d’Akébé, connu pour être le fief du parti au pouvoir dans le 3ème arrondissement de Libreville.

« Nous vous présentons les représentants du RJPG dans les Akébé. Rapprochez vous-vous d’eux et venez grossir nos rangs, parce que la révolution viendra effectivement du Mapane » a déclaré le président du Rassemblement des jeunes patriotes gabonais, Gaël Koumba Ayouné affirmant qu’« Il est temps que les Mapanes se regroupent pour réclamer ce qui leur revient de droit, c’est-à-dire des meilleures conditions de vie ».

« Disons-nous dès aujourd’hui que le temps de la jeunesse est arrivé. Cette année 2016, nous aussi nous allons donner une leçon de démocratie » a-t-il ajouté estimant que rien n’est suffisamment fait pour améliorer d’existence des populations des quartiers sous-intégrés.

« Il suffit de regarder autour de nous pour voir leur incompétence notoire » a souligné celui qui se fait désormais appeler « Le Général des Forces armées du Mapane».

Le président du RJPG, qui refuse que son mouvement soit assimilé à un parti politique a fustigé, comme cela avait été le cas à Plein-Ciel et Kinguélé, une jeunesse trop instrumentalisée.

« Ils savent que ce sont les jeunes qu’ils transportent tout le temps pour aller bourrer les urnes partout dans le Gabon. Si ces jeunes prennent conscience que ce sont eux la force des urnes, ils n’accepteront plus d’être transportés », a-t-il affirmé annonçant poindre à l’horizon « violent tsunami dans les urnes » qui notamment balayer « tous ces vieux qui ne veulent pas aller en retraite » et qui vont «se cacher au sénat ou à l’Assemblée nationale ».

« Le Général » a de ce fait prôné un rajeunissement de la classe politique et demandé le départ des vétérans et même du président Ali Bongo Ondimba dont ils ne sont pas content du bilan.

« Il faut que les anciens pédégistes sachent que la jeunesse accepte de pardonner mais ne peut oublier. Donc, qu’ils reçoivent ce pardon et qu’ils se retirent simplement » a-t-il clamé se demandant s’il n’y a pas « d’autres gabonais pour faire la politique dans ce pays ».

Gaël Koumba Ayouné s’est ensuite indigné de la mort d’un élève du Lycée Paul Indjédjet Gondjout tué par un véhicule devant son lycée il y a près d’une semaine.

Le Rassemblement des jeunes patriotes gabonais (RJPG) est né suite à un accident de la route, à la hauteur de la station service de Plein-Ciel qui avait tué six membres d’une même famille. Le RJPG exige du gouvernement la construction de passerelles piétonnes, pour éviter pareilles drames.

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