Présentée à Libreville à l’occasion de la Journée mondiale du cancer, l’étude sur l’acceptabilité et la faisabilité du vaccin contre le Papillomavirus(PVH) révèle que les parents gabonais y sont favorables.

A l’occasion de la Journée mondiale du cancer, la Fondation Sylvia Bongo Ondimba pour la famille (FSBO) a procédé, le 4 février dernier, à une restitution sur l’étude sur la pertinence, l’acceptabilité et la faisabilité d’un programme de vaccination contre le PVH au Gabon. Cette étude indique que près de 90% des parents interrogés sont favorables à la vaccination. Alors qu’au Gabon, selon l’OMS, le cancer du col de l’utérus est le premier cancer avec une incidence annuelle de 19,9 nouveaux cas pour 100 000 femmes dont environ 41% décèdent avant même d’entamer un traitement, la vaccination contre le virus PVH apparaît comme la possibilité d’éliminer définitivement ce type de cancer.

Les résultats de cette étude démontrent qu’il s’avère tout à fait opportun et pertinent de planifier et mettre en œuvre une stratégie nationale de vaccination anti-PVH. Cette stratégie, adossée au dispositif de prévention actuel de détection précoce, s’inscrirait dans le contexte de la Stratégie mondiale pour la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent, lancée en septembre 2015 en vue d’appuyer la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), liés à la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent afin d’éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous. La FSBO a rappelé qu’au cours de l’étude, quatre groupes ont été ciblés, à savoir : les mères de filles scolarisées au collège (de 9 à 15 ans), les pères de filles scolarisées au collège (de 9 à 15 ans), les filles scolarisées au lycée (de 16 à19 ans) et des représentants des associations de parents d’élèves. «La sélection du lieu de l’étude s’est basée sur un choix raisonné en prenant en considération l’importance territoriale de la population du Gabon, ainsi que la diversité des couches socioéconomiques, en fonction de leur localisation géographique», avait indiqué la FSBO lors du lancement de l’étude transversale.

En se basant sur des études effectuées dans certains pays, il est estimé que la vaccination de routine contre le PVH permet de réduire à long terme l’incidence des cancers du col de l’utérus entre 86% et 92%.

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