Faustin Boukoubi et Paul Biyoghe Mba lors d'une manifestation du PDG, parti au pouvoir.

Le ministre de la Santé a récemment exprimé aux représentants d’ONG et d’associations sa volonté de travailler sur la base d’une responsabilité mutuelle.

Plusieurs représentants des organisations non gouvernementales et associations ont perçu la rencontre du 30 mars dernier avec le ministre de la Santé comme «une énième réunion qui risque de n’aboutir à aucune suite concrète comme les précédentes». Si Paul Biyoghe Mba a tenu à rassurer les uns et les autres de ce que cette fois-ci les choses seront différentes, c’est parce qu’il dit croire en un nouveau type de partenariat. Il a donc placé sa rencontre avec les 115 ONG et associations répertoriées sous le thème : «Un partenariat responsable pour un objectif partagé». Pour lui, il s’agit de montrer qu’au Gabon, «les associations et les ONG, qui sont une partie de la société civile, sont des structures extrêmement importantes maintenant et vont le devenir de plus en plus».

Proposant à ses interlocuteurs la mise en place d’une plateforme d’échange et de travail, le ministre de la Santé les a appelés à «ne pas faire du suivisme» mais à s’impliquer véritablement dans la recherche du bien-être des populations. «Chacun sait ce qu’il veut, où il met ses pieds», a-t-il lancé, indiquant que le partenariat qu’il souhaite initier repose sur quatre valeurs : la confiance, la transparence, la discipline et la contribution.

Si, à la suite de Paul Biyoghe Mba, les participants ont reconnu qu’un partenariat reposant sur de fausses valeurs et dénué du respect de l’autre est voué à l’échec, ils n’en ont pas moins exprimé leurs inquiétudes et attentes. «Des rencontres de ce genre, nous en avons déjà faites. Mais comment avoir confiance en un gouvernement qui n’a jamais mis en pratique les recommandations des premières ?», s’est interrogée Marie-Constance Zeng Ebome, quand pour sa part, Honorine Nzet Biteghe a fustigé le fait que l’expertise nationale ne soit pas assez mise en valeur. «C’est curieux que nous soyons plus sollicités par d’autres pays, y compris ceux du continent, que par notre propre gouvernement», a regretté l’ancienne ministre. Pour d’autres représentants d’ONG et associations, il s’est agi de rappeler les difficultés financières et logistiques, «les véritables structures de terrain» ne recevant aucune subvention de l’Etat depuis de longues années. «Nous ne vivons que de cotisations et de quelques dotations. La plateforme de partenariat que le gouvernement entend mettre en place devra tenir compte de cette importante question», a souhaité l’un d’eux.

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