Analyse : face a Zibi Bertrand démissionnaire du PDG, Ali Bongo fait le crapaud

La démission fracassante de Bertrand Zibi Abeghe du PDG sous les huileux curlys-curlys effarouchés d’Ali Bongo n’a pas eu que le mérite de son caractère inédit. De toute l’histoire de notre République en souffrance, cela n’a, en effet, jamais été vu.

Ce que la démission de Zibi Abeghe a également accompli, c’est quelque chose de tout aussi inédit, c’est-à-dire la transformation d’Ali Bongo Ondimba en crapaud, au propre comme au figuré.

AU PROPRE:

Ali Bongo, déjà rabougri de nature, est devenu encore plus rabougri. Il avait visiblement diminué de taille et ressemblait maintenant à un tonneau rond avec une tête et deux pattes.

AU FIGURÉ:

Zibi Abeghe a fait croasser Ali Bongo. Comme un crapaud.

DU CRAPAUD:

La particularité du crapaud est qu’il est monocorde dans son expression. Il fait tout le temps le même son : « croâ, croâ, croâ », répétitivement, sans variation. Cela crée un effet de monotonie et d’endormissement qui décrit très bien les croassements qu’Ali Bongo, en guise de réponse, a ensuite offerts aux pauvres populations de Bolossoville condamnées par Belzébuth au calvaire de devoir subir le crapaud pendant l’interminable temps qu’il a passé à vouloir leur vendre sa République des sempiternelles maquettes.

MONOTONIE :

Vendre répétitivement, année après année, un bilan qui n’existe que sous forme de maquettes commence sérieusement à péter les neurones aux Gabonais. Déjà que le papa Bongomar avait, de son intolérable vivant, essayé de vendre, 42 ans durant, sa République des éléphants blancs. Sans succès. Faut-il alors que les Gabonais subissent maintenant la République des Maquettes du fils, qui croit pouvoir les enfoncer de force dans la gorge des Gabonais à la manière d’oies que l’on gaverait de pitance malgré elles ? Je crois que tout cela a dû sonner comme des « croâ, croâ, croâ » insupportablement stridents aux pauvres oreilles des Bolossovillois.

Au final, pour supporter tout cela, le Peuple de Bolosso a dû entonner le « pater noster ». Je leur aurais néanmoins, sur ce point là, recommandé l’« Avé Maria ». Ça remonte plus le moral, je crois. Et ça console mieux des cauchemars.

Mais ce que l’observateur averti aura le plus remarqué, dans l’adresse du crapaud, c’est la surdité chronique avec laquelle il a voulu vendre sa République des maquettes.

SURDITÉ :

Zibi Abeghe Bertrand lui a posé, au crapaud, une question bête et simple : est-ce que les populations mangent le caoutchouc ? Pourquoi amener OLAM et son caoutchouc à Minvoul, alors que les populations n’en mangent pas ?

Au lieu de dire : « Je vous ai compris »….

RÉPONSE DU CRAPAUD RABOUGRI: « OLAM est la troisième plus grande compagnie du monde spécialisée dans l’agriculture ».

Ah bon ? Ekiéééééééééééé…… aaa Ali. O ne ne na ? Dzé e ne a na, aa tare zame ya mebeghe me mba ? Ekiééééé…. mmh…mmh… momoh ! keghe ! keghe dzom ! woooooooooh ! Eyiéeeeeeehhhh !

Je suis sûr que, dans le cerveau probablement bouillonnant du pauvre Zibi Abeghe, la pensée suivante circulait : Mais qu’est-ce que les Minvoulois ont à foutre de ton caoutchouc ? Mais bon sang, ne t’a-t-on pas dit, Monsieur le Crapaud, que dans un coin comme Minvoul où les populations sont agricoles et ne vivent que de la terre, et dans un pays qui ne produit rien et importe encore la quasi-totalité de sa subsistance, on amène, non point des projets d’hévéa sans queue ni tête, mais des projets visant à viabiliser le potentiel agricole local ? Votre Olam et vous, ne vous est-il pas passé par le cerveau que ce dont les Gabonais ont besoin, ce n’est pas d’une activité agricole qui transforme les populations locales en populations dépendantes de salaires de misère, mais d’une activité agricole qui mènerait non seulement à l’auto-emploi, mais aussi à l’autosuffisance alimentaire ? Exemples : la banane, le manioc, l’ananas, l’arachide, les légumes, l’élevage, etc. … ça vous dit quelque chose ? Et s’il faut vraiment aller dans des activités de rente, où est le fameux cacao qui faisait la fierté financière et économique des Minvoulois à l’époque de Léon le Mba et des Mintangans? Vu que les Minvoulois savent ce que c’est que planter le cacao, et vu que le cacao, contrairement à l’hévéa, peut, par l’engagement individuel, donner une opportunité d’auto-emploi aux Minvoulois qui s’y intéresseraient, pourquoi l’avoir tué pour amener l’illusion du caoutchouc dans un pays sans industries, pour ne pas dire dans un Minvoul oublié des Bongo depuis l’époque de la Rénovation mort-née?

Autrement dit, le crapaud était totalement hors sujet et, du coup, a étalé son incompétence à diriger le Gabon en plein jour en plein Bolossoville.

En pays Ekang, quand on voit une bêtise comme celle-là, on dit simplement, « anwah ! ».

Biaffreux, va !

Dr. Daniel Mengara
Président, Bongo Doit Partir-Modwoam

P.O. Box 3216 TCB
West Orange, NJ 07052, USA
Tél.: 973-447-9763
« Nous Sommes Là » : https://www.noussommesla.org
« Bongo Doit Partir » : http://www.bdpmodwoam.org

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