Ali Bongo Ondimba (à gauche) et Jean Ping, se disent tous deux gagnants de l'élection présidentielle gabonaise d'août 2016. © REUTERS/Stringer/AFP/KenzoTribouillard/Montage RFI

Alors que les deux camps – celui du président sortant Ali Bongo et celui du candidat de l’opposition Jean Ping – clament avoir remporté l’élection présidentielle, les Gabonais attendent fébrilement le décompte final du vote, prévu mardi soir.

Deuxième septennat pour le président sortant Ali Bongo Ondimba ou alternance avec Jean Ping, l’ex-patron de l’Union africaine (UA) ? Libreville et le Gabon tout entier comptent les heures, mardi 30 août, avant le décompte final du vote de l’élection présidentielle gabonaise, attendu dans la soirée.

La journée de lundi a été marquée par la poursuite du bras de fer pschologique entre les deux camps qui revendiquent chacun la victoire. Lors de sa deuxième conférence de presse en moins de 24 heures, le candidat de l’opposition, persuadé d’avoir été élu, a réclamé rien de moins que la reddition de son rival Ali Bongo. “J’invite Monsieur Ali Bongo Ondimba dans un grand esprit démocratique à reconnaitre le verdict des urnes […] et à organiser dans la tradition républicaine la passation de pouvoir”, a déclaré Jean Ping devant la presse.

Mais pour le pouvoir, pas l’ombre d’un doute affiché, sur la victoire d’Ali Bongo et un second septennat à la tête du Gabon. Pour le camp présidentiel, Jean Ping est vu comme un candidat devenu mauvais perdant. “Jean Ping veut parasiter le système mais cela ne marchera pas”, a indiqué le porte-parole d’Ali Bongo.

C’est donc dans un climat de psychodrame post-électoral que Libreville compte les heures.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here