Des supporters du candidat Jean Ping manifestent leur colère le 31 août 2016, à Libreville. © MARCO LONGARI / AFP

Les autorités gabonaises ont annoncé vendredi la libération, réclamée par Paris, d’une vingtaine de leaders de l’opposition et de la société civile. Ils étaient retenus depuis la veille au quartier général de l’opposant Jean Ping, à Libreville.

Une vingtaine de leaders de l’opposition et de la société civile gabonaise, retenus depuis jeudi au quartier général de l’opposant Jean Ping à Libreville, “peuvent rentrer” chez eux, a annoncé vendredi 2 septembre à l’AFP le porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie By Nze, de passage à Paris.

“Le représentant des Nations unies à Libreville, à la demande du président Ali Bongo, s’est rendu au QG de l’opposant Jean Ping pour dire aux personnes qui y étaient bloquées qu’elles peuvent rentrer chez elles”, a-t-il déclaré. “On va sortir”, a confirmé par téléphone l’une des personnes retenues, Paul-Marie Gondjout, à un journaliste de l’AFP à Libreville.

En début de soirée, la France avait demandé aux autorités gabonaises de rendre leur liberté de mouvement aux responsables de l’opposition présents au quartier général de campagne de Jean Ping, principal opposant au président Ali Bongo, dont la réélection à la tête du pays est contestée.

Dans une déclaration, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, s’était inquiété du “risque humanitaire” menaçant les membres de l’opposition.

Le Gabon est toujours sous tension, avec deux civils tués par balles dans la nuit de jeudi à vendredi à Libreville, des troubles et des pénuries de nourriture qui menacent dans tout le pays, alors que le pouvoir refuse tout nouveau décompte des voix après la réélection contestée du président sortant Ali Bongo Ondimba mercredi 31 août.

Avec AFP

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