Des supporters du candidat Jean Ping manifestent leur colère le 31 août 2016, à Libreville. © MARCO LONGARI / AFP

Le président contesté l’a annoncé mercredi dans une série de tweets. Il a rappelé que ces personnes sont gabonaises et a déclaré qu’elle seraient “jugés au Gabon”.

Six Franco-Gabonais ont été arrêtés lors des heurts qui ont suivi la proclamation de la victoire contestée d’Ali Bongo à la présidentielle du 27 août au Gabon. Ces bi-nationaux seront jugés au Gabon, a déclaré Ali Bongo dans une série de tweets, mercredi 7 septembre.

Selon le fils et successeur d’Omar Bongo, dont la famille est à la tête du pays depuis plus de 48 ans, ces suspects ont été arrêtés parmi des “casseurs” et des “pilleurs”. “Ces personnes se sont rendues coupables de méfaits sur le territoire gabonais, ils sont Gabonais et seront donc jugés au Gabon”, écrit-il sur Twitter.

La France évalue à une quinzaine le nombre de ses ressortissants dont elle est sans nouvelles. Manuel Valls a demandé mardi au Gabon que “tout soit fait” pour les retrouver.

Deux Franco-Gabonnais libérés hier

Mardi midi, deux frères franco-gabonais, arrêtés depuis cinq jours, ont comparu à Libreville, la capitale du pays. Le président du tribunal les a libérés après un rappel à la loi. Bien que la France demande la protection consulaire pour ses ressortissants, leur mère, une Française directrice d’école au Gabon, assure qu’ils ont été détenus dans des conditions humiliantes.

De son côté, l’Etat gabonais rappelle que la loi s’impose pour tous sur son territoire, y compris aux binationaux.

L’opposition réclame toujours un nouveau comptage des voix

Les opposants d’Ali Bongo, soutiens de Jean Ping, demandent à recompter les voix bureau de vote par bureau de vote dans l’une des neuf provinces du Gabon, le Haut-Ogooué, fief de la famille Bongo où le président a obtenu plus de 95% des voix avec une participation de 99%, lui permettant de remporter la présidentielle d’une courte tête.

Alors que l’opposition, mais aussi la France, réclame un nouveau comptage des résultats, Ali Bongo a de nouveau invité son rival Jean Ping à se tourner vers la Cour constitutionnelle, mettant en avant la loi électorale gabonaise, sur RFI. Or, une grande partie des opposants ne fait aucune confiance à la Cour constitutionnelle qui a quinze jours pour trancher, estimant que sa présidente est trop proche du pouvoir.

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