Le Premier ministre gabonais Emmanuel Issoze-Ngondet © STEVE JORDAN / AFP

Au Gabon, le Premier ministre Emmanuel Issozé-Ngondet était jeudi 10 novembre devant les députés pour se plier à une exigence constitutionnelle qui consiste à présenter devant les élus du peuple la politique générale du nouveau gouvernement. Pour ce grand oral sanctionné par un vote, le Premier ministre a obtenu le vote des députés haut la main.

« Sur 108 votants, 102 pour. C’est donc à une écrasante majorité que les députés vous accordent leur confiance en cette action difficile. » C’était presque un long fleuve tranquille pour le Premier ministre. Emmanuel Issozé-Ngondet n’a pas tremblé devant cette Assemblée nationale où l’opposition ne compte que 5 députés sur 120.

Les députés lui ont donc autorisé de conduire la politique générale de l’Etat, dont la priorité est la tenue d’un dialogue politique pour réconcilier les Gabonais.

« J’engage dès lundi prochain les consultations de la classe politique et de la société civile en vue de l’ouverture du dialogue politique voulu par le chef de l’Etat », a annoncé Issozé-Ngondet. Ce dialogue vise la révision de la Constitution pour fonder une nouvelle République où les mandats présidentiels seront limités à deux.

Le Premier ministre a remercié les opposants qui ont déjà dit oui à ce dialogue. En revanche, il n’a rien dit sur les partisans de Jean Ping qui rejettent la main tendue du président Ali Bongo.

Le Premier ministre a ensuite promis de remettre le Gabon au travail après la grosse parenthèse électorale. Mais il a averti que le contexte était très difficile à cause de la chute des cours des matières premières.

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