A quelques heures de l’ouverture de la seconde phase du dialogue politique en cours à Angondjé, le 3e vice-président de l’Union nationale (UN) a annoncé, lundi 17 avril, sa participation à ces assises. Il évoque une démarche personnelle, qui n’implique pas son parti.

Sa décision a été longuement murie. Elle ne devrait changer sous aucun prétexte. Même pas le risque de se retrouver en conseil de discipline, avec une exclusion au bout. Jean Pierre Rougou sera bel et bien «la quatrième personnalité de haut rang de l’Union nationale» à prendre part au dialogue politique appelé par Ali Bongo, ainsi que l’a annoncé la chaîne de télévision Gabon 24, lundi 17 avril.

Pour le 3e vice-président du parti présidé par Zacharie Myboto, il s’agit d’une démarche personnelle qui n’engage en rien l’UN. D’autant que cette formation politique, membre de la Coalition pour la nouvelle République (CNR) tissée autour de Jean Ping, s’était déjà prononcée officiellement sur les assises d’Angondjé. Et en décembre 2016, elle avait décliné l’invitation du pouvoir en place, dont elle continue de contester la légitimité. L’UN avait plutôt choisi de prendre part aux assises organisées par le candidat consensuel de l’opposition à la présidentielle d’août 2016.

N’empêche, cette mobilisation derrière Jean Ping n’a pas réussi à cacher les fortes dissensions au sein du parti, dont le premier responsable est de plus en plus accusé de tenter d’imposer son avis au reste des militants. Or, d’aucuns estiment que depuis plusieurs mois, le parti n’a pas réussi à proposer quelque chose de concret, ni à ses militants ni aux sympathisants de l’opposition. Aucune réelle proposition de sortie de crise n’est proposée jusque-là, contrairement à d’autres partis, à l’instar de l’UPG de Moukagni-Iwangou. Au point que Jean Pierre Rougou aurait confié au site Gabon Média Time qu’il n’aurait «plus rien» à l’UN. Seulement, derrière sa décision, peut-on voir celle d’un autre responsable du parti, notamment Casimir Oye Mba, dont il serait un des plus proches ? La question reste posée. L’on se rappelle toutefois que lors du conseil du bureau national en décembre 2016, Casimir Oye Mba avait tenté de convaincre les siens d’accepter l’invitation d’Ali Bongo à dialoguer, pour trouver des solutions à la crise sociopolitique issue de sa réélection contestée.

A l’instar de Jean Pierre Rougou, trois autres personnalités de l’UN prendront part au dialogue politique national : Estelle Ondo (exclue du parti), Mike Jocktane et Patrick Eyogo Edzang, tous deux traduits en conseil de discipline.

RÉAGIR

Please enter your comment!
Please enter your name here

* Copy This Password *

* Type Or Paste Password Here *