Le Dr. Daniel Mengara, Leader du mouvement Bongo Doit Partir-Modwoam, dans la salle des conférences de l'Eisenhower Executive Office Building à la Maison Blanche lors de la rencontre entre les responsables de la Maison Blanche et les leaders de la diaspora africaine aux Etats-Unis à Washington le 22 février 2016

Ce qui est frappant dans notre Gabon à nous c’est la facile légèreté avec laquelle le mensonge et la fausseté sortent de la bouche des Bongo. Hier, la version « papa » des Bongo clamait partout qu’elle était un animal intellectuellement doué qui avait eu « zéro fautes en dictée au bac » dans un pays où l’examen du baccalauréat ne comportait pas d’épreuve de dictée. On cherche encore aujourd’hui l’université où papa Bongo, ayant si brillamment réussi à son bac, est allé, par la suite, comme la logique le voudrait, affermir ses neurones. Et, aujourd’hui, on découvre que le fils, sans gêne aucune, s’était, tout ce temps, illustré par la proclamation d’une capacité intellectuelle qui n’a jamais existé puisque piteusement ramassée dans les poubelles de Paris. Et quand le journaliste lui pose la question sur l’origine inédite de ce bac-poubelle, c’est avec un ricanement d’animal qu’il répond : « vous me l’apprenez », comme si un cancre pouvait ignorer sa cancrerie.

Moi, Daniel Mengara, puis affirmer que je fus premier ou deuxième du Gabon de par ma moyenne obtenue au premier tour de l’examen du bac au Gabon en série A2. Ceci est un fait vérifiable. On appelle cela de la traçabilité. Quand le cursus de vie d’un homme est construit sur des affabulations, et donc non traçable, on aboutit à une maladie mentale que l’on appelle la mythomanie. Sur les écrans de télévision de France 2 ce jeudi 6 juillet 2017, j’ai vu l’interview d’un mythomane.

Vous en voulez la preuve ? La voici : Seul un mythomane peut se pavaner fièrement au pouvoir en affirmant fièrement et sans sourciller avoir gagné une élection qu’il sait falsifiée, une cinglante élection-rejet par laquelle il a reçu confirmation que les peuples du Gabon ne l’aiment pas, une élection dont la victoire fabriquée ne lui est revenue qu’au prix du sang de ceux qui sont morts ou en prison pour avoir voulu défendre leur vote.

Appeler cet homme « Président de la République » ou « Chef de l’Etat » est, à mon sens, une véritable insulte qui demanderait que l’on coupe la langue à l’insolent qui ferait un tel affront aux peuples du Gabon.

Que l’on me soulage, donc, d’un doute.

Un doute qui me taraude l’âme tellement mon esprit n’arrive jamais à s’accommoder des choses trop floues, trop incohérentes.

Autrement dit, j’aime les raisonnements mathématiques qui lient les choses entre elles, connectent les divers points d’un puzzle pour en faire un tout cohérent qui soit intellectuellement absorbable par le cerveau du commun des mortels.

J’ai suivi comme tout le monde le fameux documentaire de France 2 (Complément d’enquête : « Le clan Bongo : une histoire française ») diffusé ce 6 juillet 2017 et il m’en a résulté un épouvantable mal de tête.

Je voudrais donc juste me poser, de manière incontournablement mathématique, deux simples questions, pour me soulager de ce malaise.

QUESTION 1 :

Si, quelque part au Gabon, un individu au cerveau sclérosé par des années passées comme un vaurien sous les jupettes protectrices de papa ne doit son baccalauréat qu’au fait que son tout aussi mentalement sclérosé géniteur ait pris son téléphone pour supplier—à genoux comme un bon petit négrillon—les Français de convaincre leur président de donner à son fils un baccalauréat ramassé dans les poubelles françafricaines de l’Elysée, cet acte de condescendance envers les deux négrillons ne fait-il pas de ce baccalauréat-poubelle un FAUX , moralement et juridiquement ?

Et si sur la base de ce faux, l’ « enjupé » « fistillon » de papa Bongo (je n’ai pas envie de dire « fiston » car ce serait trop gentil) allait par la suite obtenir un doctorat lui aussi probablement ramassé dans les égouts françafricains, ceci ne fait-il pas de ce doctorat un autre faux dont la validité se retrouve automatiquement nullifiée, celui-ci causant, par effet de conséquence logique, l’invalidation de celui-là, ce qui, si le système judiciaire français fonctionnait bien, devrait, dès maintenant, et tout de suite, déclencher une plainte du procureur de la République française contre les Bongo et mener, tout de suite, à un retrait de ces diplômes et donc, à une déchéance de titres universitaires qui devrait réparer ce mal fait aux institutions tant françaises que gabonaises?

Voilà un dossier juteux à poursuivre pour la diaspora engagée de France. Je vois se profiler à l’horizon, je l’espère, un procès en faux et usage de faux visant non seulement à l’invalidation des « diplômes mal acquis » (DMA) des Bongo, mais aussi, pourquoi pas, comme il se doit dans un Etat de droit dont les lois ont été violées, des mises en examen de tous ceux qui, si encore vivants, intervinrent jadis dans cette chaîne de malfrats engagés dans des affaires de faux diplômes pour les Bongo.

Mais je n’ai pas encore fini car il y a ma seconde question.

QUESTION 2 :

Et si, donc, un homme au cerveau falsifié a osé se pavaner des années durant devant les autres hommes, allant même jusqu’à vouloir se mesurer à ceux qui avaient vraiment du cerveau, qu’est-ce qui interdirait à un homme ayant falsifié sa capacité intellectuelle de falsifier, également, son acte de naissance à quatre dimensions… heu… pardon… son acte de naissance à quatre versions différentes, pour se hisser frauduleusement à la présidence d’une République lui léguée par un paternel ayant obtenu cette même présidence 42 ans plus tôt par les frauduleuses falsifications élyséennes de la falsafrique … pardon … les frauduleuses falsifications élyséennes de la Françafrique ?

Au final, que dire, vraiment, de la valeur d’un homme qui va jusqu’à falsifier sa capacité intellectuelle ?

On appelle cela, chez les Blancs, la décadence morale, et chez nous les Fangs—du moins tel que le disait feue ma maman quand, ne trouvant pas de mots adéquats en fang pour désigner ce qui lui paraissait comme une énormité, elle se mettait à vouloir imiter le français des Français—on dit, tout simplement, « a ne zoro » (c’est un « zéro »).

En philosophie des chiffres, la quantité ou valeur « zéro » ne veut pas dire absence totale de quelque chose. Il y a bel et bien la présence de quelque chose dans la valeur « zéro » : cette présence, c’est le « néant », le « vide ».

Mais le « zéro », c’est aussi un nombre/chiffre (il est les deux à la fois) qui ne se comporte comme aucun autre nombre ou chiffre et, dès lors, infecte tous les autres nombres et chiffres. Ajoutez un chiffre à lui-même, il change (2+2=4), mais ajoutez un « zéro » à un autre « zéro » et vous obtenez toujours un « zéro », comme pour dire un papa « zéro » qui donne une naissance falsifiée à un fils « zéro » produit un résultat « zéro » (0+0=0). Ajoutez un « zéro » à un autre chiffre ou nombre ou soustrayez-le et le zéro cause la stagnation de ce chiffre ou nombre et lui fait faire du sur-place (0+5=5 ; 5-0=5), un peu comme les Bongo font faire du sur-place aux Gabonais depuis 50 ans. Amusez-vous à multiplier n’importe quel nombre avec un « zéro » et vous obtenez… le néant. Les Bongo, comme les bons « zéros » qu’ils sont, ont falsifié la destinée de tous les Gabonais. Ils ont fait du Gabon un pays « zéro », le pays de la néantise, le pays de la néantisation. Sous les Bongo.

Vous comprenez maintenant pourquoi j’ai juré de ne jamais, je dis bien, jamais—moi, fier fils du terroir minvoulois n’ayant dû sa subsistance qu’à la pâte d’arachide mangée à la sueur du front de mes paysans de parents—faire l’honneur à un Bongo de se retrouver en face de moi pour serrer ma main. Jamais. Omar Bongo a bien essayé par six fois entre 1998 et 2009, et Ali Bongo par deux fois en 2009, et à chaque fois, j’ai dit « non ». Je ne serre pas la main aux animaux.

Car, dans ma moralité mathématique à moi, se rallier à un faussaire fait automatiquement de soi-même un faussaire car tout ce qui découle du faux ne peut, par voie de déduction logique, qu’être frappé du sceau de la falsification. Je ne suis pas un homme falsifié et ne peut me permettre de le devenir. Devenir ministre sous les Bongo, c’est devenir ministre sur la base du faux et, dès lors, on ne peut être qu’un faux ministre, un nul, un « zoro ». Devenir député sous les Bongo, pareil : L’effet est nul car votre présence se réduit à faire du sur-place dans la nasse de zéros néantisés des Bongo.

D’ailleurs, Laurent Gbagbo n’avait-il pas traité Bongo père de « rigolo » en 2005? A papa rigolo, fils rigolo, surtout quand c’est un fils falsifié. C’est dans le sang, comme on dit souvent chez nous. Et c’est dans le sang de faire de mauvaises mathématiques, comme dans le Haut-Ogooué où la mathématique des Bongo n’a pas su trouver, dans la bouche d’Ali, réponse à la question des journalistse lui démontrant les décomptes impossibles du Haut-Ogooué.

On ne peut donc plus s’étonner. Ali Bongo étant le résultat physique et mental d’une falsification tant moralo-intellectuelle que politique, tout ce qui découle de son régime est, de ce point de vue, « zoro ». Actes de naissance falsifiés, origines familiales floues, diplômes inventés de toutes pièces, Ali Bongo est bel et bien un homme à l’existence falsifiée. Ali Bongo est un homme falsifié provenant d’un père falsifié dans le cadre d’une famille aux origines falsifiées. Le Gabon ne peut plus se permettre ces Bongo falsifiés-là.

La solution au règne du faux et de la falsification qui sont les marques de fabrique du clan des Bongo au Gabon ne se trouve donc ni dans les ralliements politiques achetés à coups de CFA frauduleux ni dans les dialogues politiques aux résultats falsifiés d’avance, et encore moins dans des élections organisées depuis 50 ans pour entériner le règne du faux et du faux-semblant. On ne peut pas faire ou refaire le Gabon de demain avec les Bongo et tous ceux qui ont été contaminés dans la « zoroterie » par eux.

La solution ne viendra que d’une rupture totale d’avec le bongoïsme tant de ceux qui falsifient la destinée nationale depuis les palais érigés à la gloire des Bongo que de ceux qui, infiltrés dans l’opposition par le biais de reconversions politiques tout aussi frauduleuses, s’activent à perpétuer la prise en otage de tout un peuple par les cinémas politiques qui font faire du sur-place politique à notre pays depuis 1967 (cinéma = simulacre ou représentation simulée de la réalité = illusion).

J’en suis donc plus convaincu que jamais : Bongo doit partir, par tous les moyens de rupture radicale que les peuples du Gabon sont capables d’imaginer, et, avec lui, tout le système bongoïste construit depuis 50 ans sur la base du faux et de l’usage de faux.

Dr. Daniel Mengara
Président, Bongo Doit Partir

P.O. Box 3216 TCB
West Orange, NJ 07052, USA

Tél. (973) 447-9763

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