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Crise financière : Diversification de l’économie, oblige !

La question du financement de l’économie, en pareille contexte de crise économique s’impose au Gabon, telle une absolue et inévitable priorité de l’heure. L’adoption de certaines réformes financières ou le dépoussiérage des vieux textes dans l’enseignement supérieurs ou encore la fiscalité apparaissent ainsi pour le gouvernement comme une alternative voire des pistes de sorties de crise.

Les réformes associées à la diversification de l’économie sont actuellement capitales au Gabon, un pays producteur pétrole sérieusement secoué par l’effondrement des cours du baril de l’or noir. En effet, cette crise économique porte préjudice à l’Etat. Lequel état, depuis l’érosion des cours du baril de pétrole, est ou presque dans l’incapacité de supporter certaines charges notamment celles liées à l’investissement public. La recherche de niches financières additionnelles constitue désormais une préoccupation majeure du Gabon. De 45% de contribution au PIB, 40% de recettes publiques et 80% des exportations, la participation du pétrole au PIB ne représente en 2015 que 31,6%, selon le Fonds monétaire international (FMI). Une baisse s’expliquant par le choc survenu un an plus tôt : celui de la crise pétrolière mondiale. A l’inverse, ce contrecoup a affecté les budgets publics au cours de la période 2015-2017, et ce, malgré une timide reprise de l’économie selon le FMI.

Partant de ce constat, la question du financement ou refinancement de l’économie se pose avec acuité, sachant que le chantier de la diversification lancé dès 2010 tarde à Avoir des effets immédiats sur la croissance mais également sur la consolidation du PIB. Aujourd’hui, les récentes réformes prouvent la volonté des autorités de diversifier l’économie du pays. Comme ailleurs notamment en occident dont en France, où le Gabon tire en grande partie son modèle de gouvernance, l’Etat structure progressivement la déclaration des revenus avec une volonté non dévoilée jusqu’à présent d’étendre les prélèvements aux revenus fonciers donc aux ménages titulaires d’un logement locatif. Ici, si le programme d’adressage avait comme importance de référencer l’ensemble des rues, boulevards et autres bâtiments existant à Libreville, il débouche cependant sur un non-dit : la taxe sur le foncier.

Ce qui est valable pour le domaine de la fiscalité l’est également pour le secteur de l’Enseignement supérieur. Sinon, comment comprendre qu’après avoir été adopté il y a des décennies, c’est seulement cette année que le gouvernement constate la nécessité de faire appliquer dans sa totalité, la loi fixant les frais d’inscription au Gabon ? Simple coïncide ? Il va de soi que non ! Après milles et une tentative, le gouvernement semble avoir reconnu le trouble généré par les exonérations diverses. Si ces différentes réformes touchent essentiellement le « petit contribuable » elles mettent en exergue les potentialités financières que le gouvernement peut tirer des prélèvements de cette catégorie économique.

Michael Moukouangui Moukala

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