Dans son plan de relance, le Gabon prête une attention toute particulière à son écosystème.

Recouvert à 82 % de forêts, le Gabon a classé, depuis 2002, près d’un quart de son territoire en aires protégées, avec l’idée de faire de ce patrimoine un outil au service de son développement. Pour quantifier la contribution économique de ces zones, l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) a calculé l’apport du parc des monts de Cristal dans la production hydroélectrique des barrages de Tchimbélé et de Kinguélé.

« La classification en zone protégée, par rapport à une forêt exploitée, permet de maximiser la récupération d’eau et de produire l’équivalent de 9 milliards de F CFA (environ 14 millions d’euros) d’électricité supplémentaire chaque année », précise Lee White, secrétaire exécutif de l’ANPN.

Écotourisme

La séquestration de CO2 pourrait également constituer une ressource pour le pays. « La Norvège paie 5 dollars au Brésil par tonne de carbone. Avec nos 3,5 millions d’hectares d’aires protégées, nous pouvons absorber 8 millions de tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent de 40 millions de dollars (environ 35 millions d’euros) », reprend le responsable de l’ANPN.

Et puis il y a l’écotourisme haut de gamme, pour lequel le Gabon possède de réels atouts. Le sud-africain Sustainable Forestry Management (SFM) et l’américain Six Senses étudient le potentiel gabonais avec attention, mais aucun investissement n’est planifié. Les objectifs dans ce secteur sont élevés, puisque le pays espère attirer à l’horizon 2035 100 000 touristes par an, contre quelques milliers aujourd’hui.

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