Malgré l’interdiction de son meeting prévu ce vendredi après midi au carrefour Rio, l’ancien Premier ministre Jean Eyeghe Ndong, passé à l’opposition et devenu l’un des principaux lieutenants de Jean Ping, a fait une brève apparition sur le lieu où il livré un bref aperçu de son message.

Jean Eyeghe Ndong a expliqué au maigre public présent que son meeting n’a pas été autorisé par le ministère de l’Intérieur à qui il a pourtant sollicité des éléments de forces de l’ordre pour en assurer la sécurité.

Le sénateur du 2ème arrondissement a invité ses partisans à le retrouver ce samedi à son quartier général de Nkembo où il n’a pas besoin d’une autorisation expresse de l’Etat pour réunir ses militants et sympathisants.

La manifestation de Rio, soutenue par la coalition pour la nouvelle République (CNR) dirigé par Jean Ping, avait pour but de lancer un mouvement pour protéger la constitution et exiger la démission de la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsuo.

L’ancien Premier ministre entouré de quelques cadres de la coalition dont Vincent Moulengui Boukosso, Benoït Mouiti Nzamba et Philibert Andjembet a expliqué que la Cour constitutionnelle a violé la loi dans sa récente décision autorisant le Vice-président de la République de présider un conseil des ministres.

Pour lui, la Cour devait intégralement impliquer l’article 13 de la constitution relatif à la vacance du pouvoir.

« Logiquement, normalement et constitutionnellement » c’est la présidente du Sénat Lucie Milebou Aubusson épouse Mboutsou qui « doit remplacer Bongo (Ali Bongo Ondimba, ndlr) quand Bongo est empêché », a déclaré Jean Eyeghe Ndong dans son franc parler.

L’ancien Premier ministre d’Omar Bongo Ondimba est aussi revenu sur l’opacité autour de l’état de santé du président Ali Bongo Ondimba qui était hospitalisé à Riyad en Arabie saoudite depuis le 24 octobre dernier soit un mois jour pour jour dès demain samedi.

« On ne nous dit rien », s’est-il lamenté avant d’ajouter « quand on nous dit quelque chose, c’est faux, c’est faux ».

« Nous réclamons la vérité. Ali Bongo qu’on l’ai élu ou pas (…) est absent du Gabon depuis un mois (…) nous sommes préoccupé par son état de santé. Normalement le gouvernement devait nous lire régulièrement son bulletin de santé (…) nous sommes là pour savoir il est où », a-t-il dit arrachant des applaudissements.

« Malgré cela, nous savons de notre part que c’est Jean Ping qui a été élu », a-t-il tout de suite ajouté rappelant par conséquent le contentieux électoral issus de la présidentielle de 2016.

« Nous sommes ici cet après midi ce n’est pas pour troubler l’ordre public mais pour poser les problèmes de notre pays », a-t-il renchéri en stigmatisant l’interdiction de son meeting par le ministère de l’Intérieur.

Aucun incident n’a été signalé.

Carl Nsitou

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