Le ministre des Travaux publics a lancé les travaux de réhabilitation du boulevard Triomphal Omar-Bongo le 25 octobre. 7 à 8 milliards de francs CFA seront nécessaires pour la réalisation de ces travaux effectués par l’entreprise Colas sur un linéaire de 3 km.

L’état de délabrement avancé du boulevard Triomphal Omar-Bongo défraie la chronique depuis un peu plus d’un an. Construit à la veille du sommet de l’Organisation de l’Union africaine (OUA) à Libreville, en juillet en 1977, cette voie qui va du Rond-point de la Démocratie aux feux tricolores des Affaires étrangères est en piteux état dans certaines de ses sections.

Pour remettre à niveau ce tronçon de 3 km qui enregistre une dense fréquence du trafic, le ministre en des Travaux publics, Justin Ndoudangoye, a lancé le 25 octobre, les travaux de sa réhabilitation.

«Cette voie a été construite en 1977. Elle totalise aujourd’hui 42 ans. Or, nous savons que la durée de vie d’une voie oscille entre 20 et 30 ans. Avec l’état actuel du Boulevard triomphal baptisé Omar Bongo, il était plus qu’urgent de lancer ces travaux», a déclaré Justin Ndoudangoye qui estime que le temps est à l’origine du délabrement de cette voie. «Ces travaux étaient déjà prévus dans le cadre de l’amélioration de la circulation dans le Grand Libreville. Les études sont à profiler. Nous oscillerons donc entre 7 et 8 milliards», a-t-il ajouté.

Selon Louis Désiré Obiang Nguéma, technicien à l’Agence nationale des grands travaux et infrastructures (ANGTI), les gros travaux consisteront à rechanger la structure de route existante, ainsi que tous les ouvrages hydrauliques. «Vous constaterez beaucoup d’affaissements sur la voie. L’objectif c’est de changer tous les ouvrages qui sont sur le linéaire. Notamment le cas du Sénat, vous voyez une forte dégradation de la route. Nous avons l’exécution de tout ce qui est trottoir, on va aussi optimiser te terre-plein central en rehaussant le niveau des bordures pour éviter le passage des voitures qui causent des accidents», a-t-il expliqué.

Prévus pour durer 5 à 6 mois, ces travaux débutent, selon le directeur général de Colas, entreprise en charge des travaux, par le curage et le nettoyage. Le but, a-t-il fait savoir, est de mieux cerner le sujet de l’hydraulique qu’il juge «important parce qu’il y a beaucoup d’inondations, beaucoup d’eau». Ce qui affecte considérablement les bases de l’infrastructure.

Un plan de régularisation de la circulation est prévu durant la période des travaux. «C’est un axe qui fait plus de 3 km en 4 voies très fréquentées, avec beaucoup de riverains également. Donc on va organiser les travaux pour perturber le moins possible la vie de tout le monde», a-t-il précisé.

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