Le pays, doté de treize parcs nationaux, héberge près de 60 % des éléphants de forêt qui subsistent en Afrique.

Le ministère russe de la défense a annoncé avoir livré gratuitement des armes au Gabon afin d’aider ce pays à lutter contre les braconniers et préserver la population d’éléphants.

Moscou n’a pas précisé la quantité d’armements donnée, mais seulement précisé qu’il s’agissait « d’armes à feu destinées à assister le gouvernement [gabonais] dans la lutte contre le braconnage et la protection des parcs nationaux ». « Avant tout, il s’agit d’assurer la sauvegarde du nombre d’éléphants de forêt dans ce pays, dont la population est la plus grande du continent », indique le ministère dans son court communiqué diffusé dans la nuit du jeudi 28 au vendredi 29 novembre.

Le Gabon est situé au cœur de la forêt tropicale d’Afrique centrale, appelée « le deuxième poumon de la terre » après l’Amazonie, qui « couvre un territoire aussi vaste que l’Europe occidentale », selon l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale (CAFI). Depuis plusieurs années, les autorités gabonaises ont développé une politique de conservation relativement poussée. Le pays possède 13 parcs nationaux, qui couvrent 11 % de son territoire, et 20 aires marines protégées. Le Gabon héberge près de 60 % des éléphants de forêt qui subsistent en Afrique.

Lee White, un biologiste britannique naturalisé gabonais et nommé en juin ministre de la forêt, a indiqué en septembre que le pays avait freiné le braconnage d’éléphants, aidé par la décision de la Chine d’interdire le commerce de l’ivoire en 2017, entraînant une chute de son prix. Bien d’autres défis subsistent, notamment le trafic de pangolins, petit mammifère à écailles dont la chair est prisée des gourmets chinois et vietnamiens, tout comme le sont leurs écailles, leurs os et leurs organes dans la médecine traditionnelle asiatique.
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Après des années de retrait, Moscou a relancé en grande pompe ses ambitions africaines en organisant un sommet Russie-Afrique en octobre à Sotchi, ambitionnant de doubler les échanges commerciaux avec le continent d’ici à cinq ans.

Le Monde avec AFP

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