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Avertissement au régime Bongo: l’état-mafia doit prendre fin au Gabon

Montclair, New Jersey (21 fév. 2002) – Le régime Bongo, on le sait, est un état illégal et illégitime. Cependant, ce n’est pas là la seule caractéristique de ce régime. Il représente également un état-mafia qui pille et brime de manière arbitraire. Cet esprit de mafioso se confirme quand on voit les conditions illégales qui ont accompagné l’arrestation au cours du week-end du 16 au 17 février de huit syndicalistes des PTT accusés du sabotage des lignes téléphoniques internationales pour le compte de l’opposition. Ces arrestations surviennent alors même que des grèves multisectorielles paralysent le pays dans le cadre de revendications légitimes que l’état Bongo n’est jamais arrivé à satisfaire en 35 ans de pouvoir sans partage.

Mais comment cet état le pourrait-il’ Cela fait 35 ans que Bongo et ses complices se prélassent dans la médiocrité et que cette médiocrité est devenue le leitmotiv d’un régime qui n’a d’autre ambition que celle qui consiste à piller et brimer indéfiniment son peuple. L’état Bongo est un état incompétent qui aime à faire de l’incompétence une règle d’or dans un régime qui n’a jamais rien eu à apporter de positif à notre pays.

Il est évidemment très amusant, voire caricatural, de voir Omar Bongo monter au créneau pour essayer de juguler des mouvements d’humeur qui, dans les mois qui viennent, promettent de mettre à mal un régime dictatorial désormais coupé des réalités de son peuple. A l’image de Mobutu Sese Seko, un homme qui s’était coupé des réalités de son peuple pour finir dans un exil malheureux au Maroc, Omar Bongo et son régime se sont peu à peu enfermés dans un cocon de bestialité et de cruauté envers leur peuple. Pourquoi alors s’étonner que ce peuple commence à songer à des moyens plus radicaux pour en finir avec l’état-mafia d’Omar Bongo?

Les grèves à répétition qui secouent aujourd’hui le Gabon sont un signe. Elles annoncent les temps les plus durs du régime Bongo et probablement aussi sa fin prochaine. Cette fin sera douce ou violente selon que Bongo et son régime voudront s’entêter à rester à la tête d’un pays pour lequel ils ne peuvent plus rien.

Car s’il y a une chose qui s’est révélée vraie depuis les élections législatives volées de décembre 2001-Janvier 2002, cette chose est bel et bien l’expression indubitable d’un ras-le-bol généralisé par le peuple gabonais. Son abstention, commencée lors des législatives, continue donc aujourd’hui à s’exprimer de manière radicale.

Les Gabonais sont fatigués du régime Bongo. Les Gabonais sont fatigués de travailler pour enrichir et engraisser une classe politique qui ne lui laisse même pas les miettes de la richesse nationale. Les Gabonais n’en peuvent plus de voir leur pays sombrer dans la décadence économique et la pauvreté abjecte alors qu’Omar Bongo et sa mafia étatique continuent de gonfler des comptes illégaux dans les banques suisses et françaises.

Et c’est cet Omar Bongo, un homme qui a perdu le respect de tout un peuple, qui ose aujourd’hui menacer cette population de représailles alors qu’il la tue à petit feu? Quelle indécence! N’avez-vous donc pas encore compris, Monsieur Bongo, que vous parlez tout seul dans un désert où souffle l’orage? N’avez-vous pas compris que votre entêtement à piller, voler, brimer et mépriser votre peuple ne pourra que mener à des actes de rébellion qui finiront bien un jour par rétablir ce peuple dans ses droits’ Car aujourd’hui, ce peuple comprend que sa libération et sa dignité ne viendront que par le droit et le devoir de violence. Un devoir de violence synonyme de légitime et d’autodéfense devant l’agression que ce peuple subit depuis 35 ans. Or, ces 35 ans ont été celles d’un bongoïsme mafieux, abject, insupportable et incontrôlable.

Nous, au BDP, disons que l’état-mafia doit désormais prendre fin au Gabon.

Nous l’avions déjà dit auparavant. Ce n’est pas de paix que se nourrira le peuple gabonais. La pax bongolus qu’Omar Bongo et son régime veulent servir au peuple lui est restée au travers de la gorge. Il est alors naturel que ce peuple régurgite violemment cette paix fade dont on a voulu le gaver. Les Gabonais ne sont pas des oies et ils commencent aujourd’hui à exprimer leur ras-le-bol.

Hier, c’était 80% d’abstention dans une élection caricature; aujourd’hui, ce sont des sabotages téléphoniques et des grèves dans une économie caricature. Demain, ce seront des sabotages et la révolution contre un état caricature. Le peuple gabonais n’acceptera plus de se faire violenter dans tous les aspects de sa vie sans réagir. Il crie aujourd’hui sa révolte et ce cri s’amplifiera dans les mois qui viennent.

Car ce peuple dit que l’impunité dans laquelle se prélasse le régime Bongo doit prendre fin, et le plus rapidement possible. Chaque année que ce régime passe au pouvoir dans les conditions actuelles est coûteuse en vies humaines et en valeur économique. A un moment où le Gabon n’a plus que 3 à 4 ans de pétrole devant lui, il est urgent que le régime Bongo soit mis hors d’état de nuire avant qu’il n’achève de dilapider le peu de ressources qui restent à notre pays.

Les paroles d’Omar Bongo sont donc des paroles vides et personne au Gabon ne peut plus s’en émouvoir. Ni les menaces, ni la dictature, ni les arrestations ne feront reculer un peuple qui aujourd’hui est prêt à se faire rétablir dans ses droits en mettant à la porte ceux qui aujourd’hui l’avilissent et l’abêtissent.

Le BDP lance donc aujourd’hui un avertissement au régime Bongo. Arrêtez l’arbitraire qui consiste à arrêter des Gabonais sans preuves ni enquêtes préalables. Libérez les agents des PTT que vous détenez illégalement et cessez vos menaces à l’encontre du peuple et des personnes qui osent encore s’opposer à vous. Le BDP considère que ce n’est pas à Monsieur Bongo de dire aujourd’hui aux Gabonais que « le temps de l’amusement et de l’impunité a assez duré ». C’est au peuple gabonais de dire au régime Bongo que l’amusement et l’impunité doivent cesser immédiatement car la patience de ce peuple a ses limites.

Un jour, devant toutes ces brimades et une dictature de plus en plus incontrôlable comme celle d’Omar Bongo, ce peuple se lèvera comme un seul homme et descendra dans les rues du Gabon pour expulser le dictateur du pouvoir. Ce jour, les Gabonais et les Gabonaises diront au dictateur: « Le temps du pillage, de la mafia et de la bestialité a assez duré. » Ce jour là, Omar Bongo et ses acolytes regretteront de n’avoir pas su quitter les choses alors qu’il en était encore temps.

Le BDP est plus que jamais convaincu que la seule vraie paix au Gabon passera nécessairement par le départ d’Omar Bongo et de sa clique du pouvoir. Il est donc du devoir de tous les patriotes gabonais en quête de changement de commencer, partout où ils sont et quelque soit leur appartenance politique, à s’activer et à se préparer pour le combat final, celui qui consistera réclamer avec force la dignité et la souveraineté de notre peuple des mains de ceux qui aujourd’hui les confisquent.

Vive le Gabon.
Vive le peuple gabonais uni, fort et indivisible.

Dr. Daniel Mengara
Coordinateur
BDP-Gabon Nouveau
P.O. Box 3216 TCB
West Orange, New Jersey 07052
USA
Tel: (973) 655-5143
Fax: (973) 655-7909
Email: bdp@bdpgabon.org
Site: https://www.bdpgabon.org

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