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Gabon: Déclaration du parlement Gabonais

Pour la première fois de son histoire, le Parlement gabonais, dans un consensus républicain, se trouve dans l’obligation de se saisir de deux événements particuliers et donner sa position par une déclaration qui sera suivie d’une résolution.

En effet, suite à l’expulsion récente et dans des conditions inhumaines de deux (2) étudiants gabonais poursuivant leurs études en France d’une part, et à l’interpellation irrévérencieuse dont est l’objet le Président de la République, Chef de l’Etat, El Hadj Omar BONGO ONDIMBA par des associations étrangères de droit privé d’autre part) le Parlement estime qu’il s’agit là de deux événements graves et voudrait à cet égard exprimer solennellement son étonnement et son indignation tout en soulignant que leur banalisation doit être combattue.

Le Gabon est un Etat moderne et partant une République dont le Peuple est attaché) non seulement aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales mais aussi à ses valeurs sociales fondamentales et traditionnelles, à son patrimoine culturel, matériel et spirituel ainsi qu’au respect des libertés, des droits et devoirs du citoyen.

Fort de ce qui précède, les problèmes de la jeunesse et ceux touchant à la fonction du Président de la République ne sont pas pour le Gabon des problèmes théoriques: ils se situent véritablement au cœur de la vie quotidienne de notre Peuple en même temps qu’ils déterminent et la place et le destin de notre Nation. Michel FOUCAULT ne dit-il pas à juste titre: «Une société se juge à la façon dont elle traite ses marginaux, mais aussi à la façon dont elle traite ses avant-gardes. »
Dans un monde de plus en plus changeant, de plus en plus mobile, où les informations, les personnes et les cultures circulent très vite, les repères s’estompent et, si l’on n’y prend garde, disparaissent totalement.

Dès lors, quels points de repères doit sauvegarder une société pour construire et renforcer l’indispensable démocratie, assurer son développement et préparer l’avenir?

La réponse à cette question ne peut, assurément oublier les éléments de la société (dont la jeunesse) et les institutions républicaines (dont le Président de la République).

Aujourd’hui, quarante huit ans après l’accession du Gabon à la souveraineté internationale, le 17 Août 1960, et sans revenir sur les efforts fournis et les sacrifices consentis sur le chemin de la démocratie, le Peuple gabonais sait ce qu’il fait et ce qu’il doit faire: il dispose en tout cas de compétences avérées et des procédures appropriées.

Le Gabon, fidèle à ses engagements internationaux, s’est toujours employé à respecter les accords qu’il a régulièrement signés et qui visent notamment à protéger ses ressortissants à l’étranger.

C’est pourquoi l’expulsion de nos deux étudiants constitue un disfonctionnement qui doit être rapidement corrigé.

Nul n’ignore aujourd’hui le rôle important et positif que jouent les médias, les associations et organisations non gouvernementales dans le monde. Pour autant, elles ne doivent et ne peuvent se substituer aux Etats ni aux pouvoirs qui les composent. En effet, cette démarche, même sans fondement ni objet avoué, peut nuire gravement au fonctionnement d’un Etat, à la dignité, à la notoriété de ses dirigeants ou du peuple tout entier.

Cette question est très importante et mérite attention, car, comme l’ont souligné de nombreux experts, certains médias et certaines associations tendent souvent vers la dramatisation, le sensationnel et le spectaculaire. Sans oublier, du reste, que des associations déguisées peuvent, «sous couvert d’un intérêt respectable » poursuivre en réalité des intérêts moins nobles telle que la déstabilisation programmée d’un Etat ou d’une autorité donnée.

Présentement, comment comprendre qu’une affaire qui a été jugée et classée sans suite, puisse être exhumée et devenir le motif d’interpellation et de dénonciation d’un Chef d’Etat’

De plus, comment comprendre qu’un Chef de l’Etat en fonction ne puisse bénéficier des immunités attachées à son statut alors qu’aucun mandat d’arrêt n’est lancé contre lui pour torture ou crime contre l’humanité?

Le Parlement gabonais estime qu’il n’est ni raisonnable ni responsable que des personnes morales de droit privé cherchent à déroger à la souveraineté d’un Etat et tentent d’initier des actions de mise en accusation d’un Chef d’Etat.

En clair, le Parlement gabonais, conscient et jaloux de ses prérogatives constitutionnelles ne peut s’en départir et encore moins «les déléguer» à des personnes morales de droit privé qu’elles quelles soient.

C’est donc vainement que certains médias et associations des pays étrangers notamment poursuivent la dénonciation et l’interpellation du Président de la République, Chef de l’Etat, du Gabon qui bénéficie ici du soutien du Parlement et du peuple gabonais tout entier.

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