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Les tourments des « collabos »

LORSQU’AU sortir des élections locales de 2002, Pierre-Louis Agondjo-Okawé, alors président du Parti gabonais du progrès (PGP), formation politique de l’opposition, membre du Haut conseil de résistance (HCR), avait conclu un accord avec le Parti démocratique gabonais (PDG), en vue d’une cogestion de Port-Gentil, son fief politique, celui-ci avait suscité dans l’opinion, on s’en souvient, et surtout dans les rangs de l’opposition gabonaise, de vives réactions, au point que des substantifs du genre trahison, compromission, alliance contre-nature et autres collabos, avaient fait les titres de la presse et donné lieu à des supputations de toute nature dans les salons feutrés de même que dans les quartiers populaires, en ce moment-la.

Toutes choses égales par ailleurs, ce qui a été valable pour le Parti gabonais du progrès, en 2002, l’est également, six ans après, pour l’Union pour la démocratie et le progrès (UGDD), de Zacharie Myboto, et l’Union du peuple gabonais (UPG), de l’ex opposant radical, au régime du président Omar Bongo Ondimba, Pierre Mamboundou. D’autant plus que ces deux formations politiques se réclamant depuis plusieurs années de l’opposition, ont négocié et conclu, le 22 mai dernier à Libreville, un accord de cogestion de la capitale économique, avec le « pire en ennemi » c’est-à-dire, le PDG, qu’ils n’ont cessé, jusque-là, depuis leur création, de vilipender, de traiter de tous les noms d’oiseaux, et de porter sur lui, tous les maux à l’origine du mal gabonais.

Au-delà des raisons invoquées, notamment, l’instauration d’un climat d’entente et de sérénité dans la ville de Port-Gentil, la volonté partagée des parties contractantes de promouvoir le développement local, etc., il n’en demeure pas moins que cet accord laisse dubitatif autant l’opinion nationale que les observateurs du landerneau politique national. Pour peu l’UGDD et l’UPG auraient pu faire corps, pour les mêmes raisons, avec l’Alliance Ndaot, celle des Bâtisseurs, bien placée, du point de vue, de l’inclination politique qui est la leur, plutôt que de s’allier avec le parti au pouvoir. Lequel a, également, si l’on juge négatif le bilan Ndaot, n’est pas exempt de tout reproche. Car, le PDG, qui a fait partie de la coalition municipale sortante, a fortement contribué, il faut le dire, au pourrissement ayant débouché sur un climat pour le moins délétère au sein du Conseil communal de la ville pétrolière. Conduisant le chef de l’Etat à jouer régulièrement les pompiers.

QUESTIONS La question est, dès lors, de savoir pourquoi avoir choisi un des protagonistes de la crise de Port-Gentil, plutôt que l’autre? En réalité, les réponses à cette question se trouvent davantage dans les offres juteuses et pétillantes du PDG, de strapontins communaux à l’UGDD, à l’UPG et même au petit groupe Tchango. Contrairement à celles que leur avaient offertes Ndaot dans la perspective de sa réélection à la tête du Conseil municipal de Port-Gentil. Celle faisant état de ce que l’Alliance Ndaot ne donnait pas assez de garantie de stabilité politique, comme l’a laissé entendre, le secrétaire de l’UGDD, Sylvestre Ratanga, dans un exercice de communication dans une télévision privée de la place semble erroné. Elle ressemblait davantage à une sorte de cours de rattrapage pour se donner bonne conscience face aux critiques véhémentes de l’opinion, et notamment des électeurs et militants désabusés des deux partis politiques de l’opposition qui semblent avoir été trahis.

Autre raison ayant constitué le déterminisme de la mise à mort, sinon, de l’ostracisassions de Séraphin Ndaot Rembogo, le maire sortant, peut trouver son origine dans les prises de positions de l’ancien édile de Port-Gentil, contraires à celles des deux principales formations politiques de l’opposition. Car, l’on se souvient de ce que lors du débat sur la biométrie et sur le report des élections, Séraphin Ndaot Rembogo, au lieu de soutenir ses coreligionnaires, n’avait pas hésité de descendre en flamme l’attitude pour le moins incohérente et les errements de ses compagnons de l’opposition qui avaient fait de la biométrie et du report des élections locales leur principal combat politique. Alors que, de son point de vue, le combat, le vrai, se situait dans l’organisation des organes ayant un rapport avec les élections, à savoir, le Conseil national de la Communication (CNC) qui a la charge de veiller à l’ équité dans le débat politique dans les chaînes publiques, la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP), qui a la lourde charge d’organiser les élections, et puis en aval, vient la Cour constitutionnelle, arbitre des élections politiques. Ces trois institutions de régulation des élections aussi importantes les unes que les autres devaient subir des réformes pour parvenir à une véritable transparence électorale. Une question qui était essentielle, elle l’est toujours, du reste, dans l’entendement du maire sortant, mais que ne semblent pas partager ses autres « compagnons de lutte ».

TROUBLE Nul doute qu’à la suite de ces évènements, l’opposition gabonaise s’en sort manifestement fragilisée. Ses leaders, au delà, du jeu politique ayant abouti à ces alliances contre-nature, ne peuvent se prévaloir aujourd’hui, à Port-Gentil tout comme dans le reste du territoire, de la même aura qu’ils avaient autrefois. Si au moment de la création de l’UGDD d’aucuns s’étaient montrés sceptiques face au positionnement de ce parti politique dans l’opposition, l’accord de Port-Gentil jette davantage le trouble sur les uns, de même qu’il ravive l’idée des autres selon laquelle, le parti de Zacharie. Myboto, reste un « suppôt » du pouvoir. Cela en dépit des batailles médiatiques et victoires remportées par l’UGDD dans plusieurs localités face à l’ogre qu’est le PDG.

Que dire alors de l’Union du peuple gabonais et de son leader ? Si n’est que leur participation à cet accord n’est autre que la suite logique d’un rapprochement entamé depuis la rencontre historique du 19 avril 2006 au palais présidentiel. Pierre Mamboundou, qui a mis beaucoup d’eau dans son vin, a désormais opté pour une « collaboration » conférant quelques gros avantages à sa formation politique en termes de répartition des strapontins électoraux, pour ne citer que cela. Ce qui a eu pour effet d’étioler le discours de l’UPG, qui ne critique plus, comme par le passé, le pouvoir en place. A telle enseigne que cette formation politique perd considérablement du terrain. Le score obtenu à Port-Gentil et à Ndendé, le fief politique du leader charismatique Pierre Mamboundou, en est la parfaite illustration. Comparativement aux élections législatives où l’UPG avait raflé deux arrondissements à Port-Gentil et battu à plate couture son adversaire PDG à Ndendé.
Si l’on s’en tient à ces éléments, tout bien considéré, il apparaît clairement que depuis 1990 l’opposition gabonaise n’a de cesse de montrer ses contradictions et de donner, à chaque étape de la vie politique nationale, l’image d’un camp qui a du mal à convaincre l’opinion qu’elle constitue une alternative véritable et crédible pour la prise du pouvoir. La campagne d’explication engagée laisse supposer le début des tourments de ceux que l’on considère désormais dans plusieurs milieux, à tort ou à raison(c’est selon) comme des «collabos».

Exprimez-vous!

  1. « Certains traitres ont une étonnante faculté eux même de la sainteté de leurs intentions »
    [Charles Hamel]

    tous des traitres et des collabos, ils essayent toujours de justifier l’injustifiable.

  2. E D I T O R I A L :Réponse a la bétise Mamboundiste
    Excusez du peu! aujourd’hui sur le site « Rouge clair » presque Rose finissant, nous voyons ceci:
    05 juin 2008
    Citation du jour :
    « Le despotisme anonyme d’une oligarchie est quelquefois aussi effroyable et plus difficile à renverser que le pouvoir personnel aux mains d’un bandit ».

    Par Arthur Arnould

    Rédigé par Françoise MOULOUNGUI le 05 juin 2008 à 10:54

    _____________________________________________________________________________________

    Ou Diable Pierre mamboundou est-il allé chercher une telle webmastrice ?

    ____________________________________________________________–

    C’est vrai que essayer de faire croire au « Père noel » au mois de JUIN C’EST TRES DUR POUR Mamboundou , alors ne disons rien des vélléitées de ceux ou celles qui croient par des paraphrases , des pamphlets , vouloir faire changer le Pays , en ayant le « popotin » bien assis sur une chaise et sans connaitre même les vérités « Locales ».

    Si on analyse la phrase exprimée par l’innénarable webmastrice :

    « Le despotisme anonyme d’une oligarchie est quelquefois aussi effroyable et plus difficile à renverser que le pouvoir personnel aux mains d’un bandit ».

    On s’apperçoit :
    1: que quelque soit l’Oligarchie dont il peut être question , elle ne peut être en aucun cas anonyme , puisque on sait qu’elle existe et qu’elle un nom , de plus potentiellement au Pouvoir elle est connue , et même plus reflective qu’autre chose , puisqu’elle a le pouvoir en main.

    De plus son despotisme qui nous le savons tous vient du mot Despote donc d’un Individu ou d’une Entitée gouvernant par un pouvoir absolu , donc obligatoirement connu aussi.

    Effroyable dans le terme viens d’effroi de peur , cela voudrait-il dire que Mamboundou par le canal de sa Webmastrice explique qu’Il a peur sans vouloir donner un « visage » a sa peur.

    Non , retournez a vos études certainement très mal faites , car le propos est malsain , pour un peuple formé de Beaucoup d’Ethnies qui ont apprises a se connaitre et a s’aimer pour former le Gabon eternel .

    Et surtout Il faut savoir que Tous les Gabonais connaissent le nom des tenants du Pouvoir , et est -il aussi difficile a renverser ? ou alors Mamboundou et Myboto collaborant maintenant avec le pouvoir n’ont aucune envie de le renverser , Ils ont été dans le système , et ont toujours été danss le système , tout le tralala ne fut pour tout dire qu’une vaste fumisterie.

    Une Phrase a un sens que lorsque le determinant et le propos se rejoignent pour former un sujet…

    Il faut vraiment que Mamboundou se ressaisisse , pour laisser de telles aneries sur son Site Officiel , Il a vraiment des problêmes le pauvre……
    ___________
    vu sur le site Gabon-diaspora.net
    _______________
    maintenant je pourrais dire que:

    On comprend mieux :
    Les arguments de la webmastrice ,quand on sait qui est Arthur ARNOULD cela est tout a fait Mamboundien
    donc espéront CHEZ NOUS qu’il n’y aura pas de « Semaine sanglante » et que perssonne n’ira se refugier
    en suisse avec les Milliards disparus des fonds Publics gabonais.

    Arthur ARNOULD De tendance proudhonienne et anarchisante , il appartient à la minorité du Conseil et vote contre
    la création du Comité de Salut public. Après la Semaine sanglante, il se réfugie en Suisse et ne
    revient en France qu’après l’amnistie de 1880.

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