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Gabon: Nouveau secteur commercial à Libreville, le marché du gris-gris ou du fétiche

Comme dans bien d’autres marché du pays, au marché Mont-Bouet, le plus grand de la capitale gabonaise, sinon du pays, de « nouveaux produits » ont fait leur apparition sur les différents étals; des gris-gris, des reliques, des quolibets, des amulettes, des talismans et autres scories usités par tradipraticiens, tradithérapeutes, guérisseurs ou même dans certains rites initiatiques.

On y retrouve tout, sinon presque tout: membres, peaux et ossements de bêtes, si ce ne sont pas les bêtes elles-mêmes, sous forme fumée ou séchée, tels que le caméléon, le hibou, la perdrix, la tortue, l’aigle…ou d’autres produits divers à l’instar du beurre de karité recueillie de manière artisanale, des œufs de volaille, les parures ou pièces d’étoffe en raphia, les cauris.

Les prix, quant à eux, varient en fonction du produit comme l’a confié Christophe, un jeune nigérian. « Ici les prix vont de 50 francs CFA à 80.000 francs CFA » a-t-il affirmé en s’appuyant sur des exemples « les cauris vous pouvez les avoir à 50 francs CFA et la peau ou la dent de la panthère à 80.000 francs CFA ».

Selon notre informateur, ces produits proviennent d’horizons divers, particulièrement les pays africains comme le Bénin, le Nigeria, le Cameroun, le Congo et, bien sûr, le Gabon où les revendeurs disposent de fournisseurs réguliers.

Pour ce qui est de l’usage précis de différents produits, Christophe affirme qu’il n’est que simple revendeur et par conséquent, il ne s’y connaît pas trop. Pourtant, ça ne l’empêche de nous expliquer que « la tête du gorille ou les mains du gorille, c’est pour la force ou cours des bagarres. Le coup de tête ou la gifle du gorille dont vous entendez souvent parler, c’est bien à base de ça qu’on les prépare» estime-t-il.

La principale clientèle, d’après Christophe qui contrairement à ses « collègues » n’a pas été avare d’informations, est essentiellement composée de guérisseurs et de leurs « patients » dont la gent féminine constitue le gros contingent. De l’opinion de Christophe, « Ce sont les personnes qui ont le plus des problèmes.

L’activité en elle-même est vraiment génératrice de revenus. « Je gagne le peux que je peux et je fais avec. Ça m’occupe la tête, donc les intensions vol ou de braquage ne me traversent plus l’esprit » reconnaît celui que ses clients et amis appèlent affectueusement « Christ ».

Ce nouveau « secteur d’activité » va grandissant mais avec lui, malheureusement, des faits réprimandables tels que le braconnage, l’usage de faux et l’abus de confiance. D’où un appel à la vigilance.

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