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Gabon : L’avenir du tourisme est dans la préservation de l’environnement

La Journée mondiale du tourisme célébrée pour la première fois au Gabon le 27 septembre à Libreville a permis aux acteurs de ce secteur d’harmonier les voies et les moyens du développement significatif de leurs activités. Le premier ministre, Jean Eyeghé Ndong, et le ministre du Tourisme, Idriss Ngari, ont dégagé les enjeux nationaux de l’essor de ce secteur, notamment la lutte contre la pauvreté, mais aussi mondiaux avec un accent particulier sur l’écotourisme pour la gestion durable de l’environnement et la lutte contre les changements climatiques.
Le potentiel touristique du Gabon était en vitrine le 27 septembre dernier à Gabon Expo, à Libreville, à l’occasion de la première célébration par le Gabon de la Journée mondiale du Tourisme.

Cette manifestation a été l’occasion pour les acteurs du secteur d’examiner la situation actuelle du tourisme au Gabon, d’identifier le potentiel local, de fixer le cap et les enjeux du développement de ce domaine d’activités.

Le premier ministre, Jean Eyeghé Ndong, et le ministre du Tourisme et des Parcs nationaux, le général Idriss Ngari, ont centré les réflexions sur les enjeux nationaux du développement de ce secteur que sont la lutte contre la pauvreté, notamment en milieu rural, et la diversification de l’économie nationale.

Revenant sur les avancées du secteur, le ministre Ngari a rappelé que son département avait bénéficié d’un don GEF de la Banque mondiale de 10 millions de dollars US, soit près de 4,5 milliards de francs CFA, qui avait permis à l’Agence nationales des parcs nationaux (ANPN) d’entreprendre la finalisation en cours des parcs de Louango, Moukalaba, Doudou et Mayoumba.

Une dotation d’investissement de 1,5 milliards de francs CFA allouée par l’Etat gabonais avait également permis de lancer l’élaboration des plans de gestion et la construction des bases de vie et des bureaux des parcs de Mikebe, Akanda et des Plateaux Batéké.

Abordant le thème de la manifestation, «le tourisme s’engage au défi du changement climatique», le premier ministre a expliqué que la politique d’appui au secteur du Tourisme mise en place par le gouvernement implique différents départements ministériels, celui du Tourisme et des Parcs nationaux, le département de l’Environnement et du développement durable, le ministère de l’Economie forestière ainsi que celui des Transports et de l’Aviation civile.

«Les mesures prises par ces différents départements ministériels sont orientées dans la recherche d’une atténuation de la pollution dans toutes ses formes (air, terre, mer,…) et surtout d’une restriction des foyers industriels susceptibles de générer les gaz ionisants à effet de serre», a expliqué le chef du gouvernement.

«Le gouvernement invite les acteurs du tourisme, les opérateurs économiques, à prendre des mesures d’adaptation et d’atténuation, à recourir aux nouvelles technologies de préservation de l’environnement, lesquelles sont inutilisées dans l’hôtellerie et le transport aérien, terrestre et maritime», a exhorté le premier ministre.

«S’agissant du littoral, sa dégradation pourrait être liée aux changements climatiques. A cet égard, une politique gouvernementale réaménageant la gestion foncière a été mise en place et vise à court terme, la réduction du processus d’érosion du littoral, zone constituant une des attractions touristiques des opérateurs économiques», a ajouté Jean Eyeghe Ndong.
Les écosystèmes gabonais abritent près de 190 espèces de mammifères dont la plus forte concentration d’éléphants en Afrique, près de 70 espèces de reptiles et plus de 600 espèces d’oiseaux répertoriées. Au titre de la flore locale, 20% des espèces présentes au Gabon sont endogènes et leur environnement est encore vierge pour la plupart.

Les changements climatiques présentent une réelle menace pour la biodiversité au Gabon et pour la population. Les spécialistes prévoient une montée de 18 à 50 cm du niveau de la mer, une grave menace pour les deux principales villes du pays, Libreville et Port Gentil qui sont sur la côte. La ville de Lambaréné pourrait également être touchée par la montée de l’Ogooué qui la baigne. La préservation de l’environnement est donc cruciale pour le tourisme, d’où l’importance pour ce secteur de faire de la lutte contre les changements climatiques une priorité.

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