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Gabon: Les expulsés de l’ancienne Gare routière reconvertis en commerçants ambulants

Certains propriétaires des échoppes démolies à l’ancienne gare routière par la direction de la Propreté et de la gestion des déchets urbains à la mairie de Libreville, se sont mués en commerçants ambulants dans les artères du marché Mont Bouët. De l’avis des réparateurs et cireurs de chaussures, ayant repris leur place près de l’arrêt-bus, certains commerçants ayant perdu leurs échoppes lors du passage des services de la mairie chargés de la démolition, écoulent actuellement leurs produits à bord des brouettes et des automobiles prêts à déguerpir à la moindre alerte.

« Ce sujet n’est pas à l’ordre du jour pour nous. Notre opération consiste, pour l’instant, à déguerpir les commerçants qui occupent anarchiquement et sans autorisation les espaces municipaux. Actuellement nous avons terminé avec la zone du marché de Nkembo et l’opération se poursuit, dans le but de réorienter les commerçants dans les marchés et rendre la circulation routière fluide », a argué Samuel Tanda, directeur de la Propreté et de la gestion des déchets urbains à la mairie de Libreville.

Les taxes prélevées actuellement par les agents municipaux sur ces déguerpis, devenus ambulants, sont liées à leurs exploitations commerciales et non plus à l’occupation d’un quelconque espace jusqu’à nouvel ordre, a ajouté Samuel Tanda.

La mesure de suspension provisoire de recouvrement des taxes municipales auprès des opérateurs économiques de la commune de Libreville, intervenue depuis le 26 juin dernier, a été levée lundi par la mairie de Libreville.

La mairie de Libreville a entrepris de démolir voire de déplacer les commerçants occupant illégalement les espaces municipaux, parfois la chaussée, dans le cadre de l’opération « coup de point », dont les principaux concernés reconnaissent avoir été avertis au préalable.

« C’est vrai que nous avons été avertis, mais nous allons faire comment pour vivre si nous perdons les places qui nous permettaient de mieux vendre. Il ne faudrait donc pas être surpris quand les gars vont se remettre à braquer de jour comme de nuit, après on dira que ce sont les étrangers qui amènent l’insécurité », a confié Franklin Anyawu, ancien propriétaire d’une échoppe de livres à la Gare routière.

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