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Santé : Une découverte pour lutter contre la propagation du virus Ebola

L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a annoncé le 4 novembre que les scientifiques canadiens avaient fait une découverte qui devrait permettre de mieux comprendre les éléments déclencheurs dans la transmission du virus Ebola d’un animal à l’humain et pourrait éviter des épidémies. Cette découverte a été rendue possible grâce aux tests réalisés sur des chauve souris, identifiées comme le réservoir naturel du virus 4e Congrès International sur les virus Ebola et Marburg qui s’était tenu du 26 au 28 mars dernier à Libreville, au Gabon. La maîtrise épidémiologique du virus Ebola pourrait avoir fait un pas de taille avec les recherches menées par des scientifiques canadiens, qui ont récemment fait d’importantes découvertes sur les éléments déclencheurs du virus.

L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a annoncé le 4 novembre dernier que les chercheurs canadiens avaient réalisé des avancées significatives dans les moyens de lutter contre la propagation du virus.

«Cette découverte permettra aux scientifiques de prévenir la propagation initiale du virus des animaux vers les humains de même que d’éviter une épidémie de fièvre hémorragique d’Ebola chez les humains», affirme l’ASPC dans son communiqué.

Le virus Ebola entraîne chez les humains une fièvre virale hémorragique très contagieuse et souvent mortelle dont près de 90 % des patients infectés meurent. Aucun traitement ni vaccin n’est encore connu.

On estime aujourd’hui que le virus Ebola est transmis aux humains par un contact avec les animaux infectés, puis propagé entre les personnes par le contact direct avec le sang ou les fluides corporels des personnes infectées.

A l’occasion du 4e Congrès International sur les virus Ebola et Marburg tenu du 26 au 28 mars dernier à Libreville, au Gabon, pour faire le bilan de trente années de recherches sur ces virus, les 150 spécialistes mondiaux réunis avaient adopté la découverte majeure du réservoir naturel du virus Ebola qui serait la chauve souris.

Le virus provoque alors une faible infection, jusqu’à ce que soient réunies les conditions nécessaires à la reproduction et à la propagation du virus vers un autre animal hôte, comme un singe, ou vers un humain.

le docteur Jim Strong, de l’ASPC, explique qu’en stimulant chimiquement des cellules de souris et de chauve-souris, les chercheurs ont réussi à activer le virus mettant ainsi en évidence le mécanisme qui rend l’infection plus virulente.

Cette meilleure connaissance «des éléments déclencheurs qui activent le virus pourraient d’une part contribuer à éviter des épidémies et d’autre part aider à supprimer le virus chez les humains», indique le docteur Strong.

L’étude intitulée «Stimulation de la production du virus d’Ebola par l’entremise de l’infection persistante par l’activation de la voie RAS/MAPK», a été publiée dans le dernier numéro de la revue Proceedings of the National Academy of Sciences des Etats-unis.

Le virus Ebola est apparu pour la première fois en 1976 au Zaïre (actuelle République Démocratique du Congo) et au Soudan. Des épidémies sporadiques ont ensuite éclaté au Congo, au Gabon, en Côte-d’Ivoire et en Ouganda.

Les personnes touchées développent une fièvre hémorragique, pour laquelle il n’existe encore aucun traitement et qui tue dans 50 à 90% des cas. La maladie de Marburg, qui porte le nom de la ville allemande où elle a été diagnostiquée pour la première fois dans un laboratoire en 1967, a fait plusieurs dizaines de victimes en Afrique, avec des taux de mortalité dépassant 80%.

source: 7sur7

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