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La Terre sainte et l’Afrique au cœur du message papale

S’il a appelé à un «esprit d’authentique solidarité», la crise économique n’a pas été au centre des paroles du Pape.

Pour Noël, Benoît XVI ne s’est pas attardé sur la crise financière mais plutôt sur des conflits où la vie des hommes est directement menacée et sur la situation dramatique de certains enfants. Certes, dans son message urbi et orbi, jeudi, place Saint-Pierre, le Pape a fait une allusion à «l’esprit d’authentique solidarité» en prévenant : «Si chacun pense uniquement à ses propres intérêts, le monde ne peut qu’aller à sa ruine.» Et, adressant ses vœux dans sa langue au peuple italien, il a appelé à une «plus grande solidarité» dans ce pays «marqué par une crise économique considérable», mais là n’était pas son souci.

Benoît XVI a préféré méditer sur la «lumière» de Noël et «l’expérience de la puissance de la grâce salvatrice de Dieu, qui, seule, peut transformer le mal en bien, qui, seule, peut changer le cœur de l’homme et en faire une “oasis” de paix.». À trois reprises, il a affirmé que cette expérience n’était pas réservée aux chrétiens. «La grâce de Dieu s’est manifestée à tous les hommes, a-t-il lancé, pas seulement pour quelques-uns, pour certains, mais pour tous.» À condition, a-t-il noté, qu’ils l’acceptent.

Alors la «lumière» pourra rayonner sur les «ténèbres». Et elles sont nombreuses. À commencer par la «Terre sainte, où l’horizon semble redevenir sombre pour les Israéliens et les Palestiniens». En passant par le «Liban», «l’Irak», «et partout au Moyen-Orient». En Afrique aussi. C’est à «cette lumière qui transforme et renouvelle qu’aspirent les habitants du Zimbabwe (…), pris depuis trop de temps dans l’étreinte d’une crise politique et sociale qui, malheureusement, continue de s’aggraver». Sans oublier «les hommes et les femmes de la République démocratique du Congo, spécialement dans la région tourmentée du Kivu, et encore du Darfour, au Soudan, et de la Somalie, dont les souffrances interminables sont une tragique conséquence de l’absence de stabilité et de paix».

«Tout enfant réclame notre amour»

Son message s’est même transformé en prière quand il a invoqué cette lumière pour que «la dignité et les droits de la personne humaine» ne soient plus «piétinés», que l’on ne s’habitue pas «à la haine fratricide et à l’exploitation de l’homme par l’homme». Dans son homélie de la messe de minuit, le Pape avait insisté sur le drames vécu par nombre d’enfants : «Sur chaque enfant, il y a le reflet de l’Enfant de Bethléem. Tout enfant réclame notre amour. En cette nuit, pensons donc d’une façon particulière à ces enfants auxquels l’amour des parents est refusé. Aux enfants des rues qui n’ont pas de foyer. Aux enfants qui sont utilisés d’une façon brutale comme soldats et dont on fait des instruments de violence, plutôt que de pouvoir être porteurs de réconciliation et de paix. Aux enfants qui, par l’industrie de la pornographie et par toutes les autres formes abominables d’abus, sont blessés au plus profond de leur âme.»

Évoquant le thème de la lumière qui a guidé sa méditation de Noël, le Pape a conclu : «L’Enfant de Bethléem est un nouvel appel qui nous est adressé pour faire tout ce qui est possible afin que soit mis un terme aux épreuves de ces enfants, de faire tout ce qui est possible afin que la lumière de Bethléem touche le cœur des hommes.»

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