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Gabon : L’UPG veut impliquer la société civile dans le nouveau gouvernement

Le président de l’Union du peuple gabonais (UPG), Pierre Mamboundou, a tenu le 10 janvier dernier à Libreville une conférence de presse sur les positions du parti face à l’appel lancé par le chef de l’Etat pour l’ouverture du gouvernement aux partis de l’opposition. Le leader de l’opposition a notamment conditionné son entrée au gouvernement à la mise en place d’une plateforme politique réunissant la majorité, l’opposition et la société civile avec un programme consensuel capable de faire front à la nouvelle donne économique et financière mondiale. L’Union du peuple gabonais (UPG) a posé ses conditions à l’entrée de ses leaders au gouvernement à l’occasion d’une conférence de presse tenue le 10 janvier dernier au siège du parti sis au quartier Awendjé, à Libreville.
Adressant ses vœux à la Nation, le Président Bongo Ondimba avait annoncé le 31 décembre dernier la formation d’un «gouvernement de large ouverture», appelant les leaders des différents partis politiques à formuler des propositions concernant les membres pouvant faire partie de ce gouvernement.
Le président de l’UPG, principal parti de l’opposition, Pierre Mamboundou, a posé des conditions à la participation de son parti à cette ouverture, notamment la constitution d’une plateforme politique incluant la société civile aux côtés des partis de la majorité et de ceux de l’opposition.

«Dans une équipe compacte complètement renouvelée, on ne doit pas revoir les mêmes têtes et cette équipe ne vient pas pour faire carrière, elle vient pour travailler avec un programme bien déterminé», a expliqué le président de l’UPG.
Face aux faiblesses et aux lenteurs du gouvernement, le leader de l’opposition suggère que l’implication des acteurs de la société civile serait un moyen de mieux fixer les objectifs et de mieux en respecter les échéances.

«Tous les Gabonais, quel que soit leur rôle politique, doivent constater que le pays est en danger. Si nous n’y prenons garde, que personne n’est unie, alors nous allons tous couler. Pour éviter de couler, il faut que chacun apporte sa contribution», a estimé Pierre Mamboundou.

La seconde condition posée par le leader de l’UPG est le remaniement du gouvernement avec une réduction du nombre de sièges. A cet égard, Pierre Mamboundou a suggéré la constitution d’un gouvernement de 17 membres, plus le premier ministre, sinon de 24 membres, plus le premier ministre.
«Une telle équipe, dans laquelle l’Union du peuple gabonais trouverait sa raison d’être, doit être compacte, profondément renouvelée, associant toutes les forces vives de la Nation, départies de toute velléité de carrière, y compris en prenant des mesures considérées comme impopulaires», a expliqué Pierre Mamboundou.

Si le pouvoir refusait de trancher dans les effectifs du gouvernement, le président de l’UPG a annoncé qu’il ne participerait pas au nouveau gouvernement.

Saluant l’honnêteté du chef de l’Etat qui a concédé dans son discours du 31 décembre les résultats peu concluants de son gouvernement de mission, le leader de l’UPG a appelé toutes les forces vives de la nation à se mobiliser autour du chef de l’Etat pour sortir de la situation de blocage que connaît actuellement le pays.
Selon les analystes de l’UPG, les grands chantiers du nouveau gouvernement devront être la restauration de l’autorité de l’Etat, l’assainissement des finances publiques, à travers la maîtrise des flux financiers et la mobilisation des ressources autres que celles provenant du pétrole, la mise en évidence des grands travaux d’infrastructures dont le réseau routier, l’école et la santé ou encore la protection de l’environnement.

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