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Gabon : La main verte de la CAISTAB pour le cacao et le café

Les ingénieurs de la Caisse de stabilisation et de péréquation (CAISTAB) ont récemment pris part à Oyem, chef-lieu du Woleu-Ntem, à un atelier de formation aux techniques de greffage et de bouturage des plants de cacao et de café. Cette formation doit permettre aux experts de la CAISTAB de se familiariser avec des techniques susceptibles d’améliorer le rendement des cultures de cacao et de café sur l’étendue du territoire national, dans le cadre du développement du secteur et de la diversification de l’économie nationale.

La capitale provinciale du Woleu-Ntem, Oyem, au nord du pays, a récemment abrité un atelier de formation aux techniques de greffage et de bouturage organisé à l’intention des ingénieurs de la Caisse de stabilisation et de péréquation (CAISTAB).

Animé par des experts agronomes venus de l’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD) et de différents pays de la sous-région, cet atelier doit permettre aux ingénieurs de la CAISTAB de se familiariser et de s’approprier des techniques de cultures susceptibles d’améliorer le rendement du secteur du cacao et du café au Gabon.

Le docteur Nyasse, chercheur à l’IRAD, a expliqué que les techniques de greffage et de bouturage permettent «de reproduire la plante mère, parce que quand vous prenez une graine de cacao et que vous la plantez, vous n’êtes pas sûr de retrouver les mêmes caractéristiques de cette plante».

«Par contre, quand vous utilisez la technique du greffage et du bouturage, vous pratiquez des multiplications végétatives qui vous permettent d’obtenir une plante identique à la plante de départ», a poursuivi le docteur Nyasse.

L’appropriation de ces techniques devrait permettre aux experts de la CAISTAB d’aider la tutelle à élaborer de nouvelles politiques agricoles pour le développement et la dynamisation du secteur du cacao et du café.

«Les résultats de ces techniques de bouturage et de greffage ont été bénéfique à certaines économies de la sous-région, particulièrement au Cameroun où on peut vraiment affirmer que ces méthodes modernes réussissent à 100%», a souligné Henri Inola, expert de la CAISTAB, ajoutant que le Cameroun, la Côte-d’Ivoire, le Ghana et le Nigeria utilisent déjà ces techniques.

Depuis deux ans, la CAISTAB multiplie les initiatives sur l’étendue du territoire national pour le développement de la culture caféière et la cacaoculture afin de lutter contre la pauvreté en milieu rural et de renforcer le secteur agricole dans le cadre de la politique de diversification de l’économie nationale.

En 2005, le gouvernement avait exceptionnellement débloqué 800 millions de F.CFA pour l’achat les plants de ces cultures aux planteurs.

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