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Gabon : La RTG au bord de la grève

A l’issue d’une assemblée générale tenue le 2 mars dernier à Libreville, le personnel de la première et deuxième chaîne publique de la Radiodiffusion et Télévision gabonaise (RTG) ont déposé un préavis de grève de huit jours au ministre de la Communication, Laure Olga Gondjout. Les agents des deux chaînes publiques dénoncent la nomination arbitraire de deux superviseurs à la RTG1 et le silence de la tutelle sur le cahier des charges dont la résolution des points doit permettre aux médias publics d’améliorer les conditions de travail pour opérer le saut qualitatif tant souhaité par les autorités de ce département.

Le front social pourrait s’élargir d’un nouveau secteur avec le préavis de grève de huit jours déposé le 2 mars dernier au ministère de la Communication par le personnel des deux chaînes publiques de la Radiodiffusion et télévision gabonaise (RTG).

A l’issue d’une assemblée générale tenue à la maison «Georges Rawiri» sis au Boulevard Triomphal à Libreville, les agents de la RTG1 et RTG2 ont décidé d’interpeller la tutelle sur les nombreux problèmes qui portent atteinte à leurs conditions de travail et freinent la mise en œuvre du saut qualitatif des médias publics prestement demandé par la tutelle.

Le Syndicat des personnels de la chaîne 1 (SPC), a notamment dénoncé la nomination jugée «arbitraire» de deux superviseurs à la RTG1, dont le choix ne s’appuierait sur aucune base juridique ni aucun texte normatif de la chaîne publique.

«Ces deux superviseurs avaient déjà eu des responsabilités à l’ancienne maison de la RTG1», a rappelé le président du SPC, Olivier Bakenda Mbadinga, soulignant que lors de ce précédent exercice, ils n’avaient jamais apporté «la preuve de leurs compétences sur le terrain».

«Celui qui était à l’époque directeur des programmes télévisés n’a fait que contribuer à la descente aux enfers de notre maison», a dénoncé le leader syndical, tandis que «l’autre, ancien directeur adjoint des stations provinciales, n’a pu trouver aucune solution miracle pour sauver ces stations qui se trouvent aujourd’hui dans un état déplorable», a-t-il ajouté.

Le SPC craint que la nomination de ces deux superviseurs constitue un frein à l’amélioration de la productivité dans ces chaines publiques pour lesquelles le ministère a réalisé d’importants investissements.

Au titre du cahier des charges, les agents réclament notamment la prime vestimentaire aux journalistes, techniciens et producteurs; un supplément relatif aux horaires, au sommeil et aux risques; une indemnité de transport ou encore une indemnité de logement harmonisée avec les autres secteurs de la fonction publique.

Les agents de la RTG 1 et 2 réclament également la régularisation des situations administratives, notamment les intégrations, les reclassements, les avancements, les titularisations et les rappels de solde.

Le cahier des charges des agents comporte également des points sur la prime de rendement de 100 000 francs CFA, l’ouverture d’une infirmerie à la RTG 1 avec l’affectation d’un infirmier d’Etat, l’ouverture d’un restaurant à la RTG 1, la révision et l’adoption du statut particulier de communicateur, l’octroi de parcelles dans la zone de Bikélé ou encore l’achat de lunettes aux ayants droits.

Les agents des chaînes publiques RTG 1 et 2 ont exhorté les autorités de leur département à ouvrir les négociations dans les meilleurs délais, mais le poids de leurs cahiers des charges pourrait décourager la tutelle à désamorcer cette crise avant qu’elle n’éclate.

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