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Gabon: La «Prétendue liberté de la presse en France», dénoncée dans une tribune libre publiée ce lundi par le quotidien «l’UNION Plus»

Le quotidien gabonais d’informations générales « l’UNION plus » publie ce lundi une tribune libre, signée par Mihindou-Mi-Mandoukou (membre du Conseil National du PDG-au pouvoir), dénonçant l’ « acharnement médiatique dont fait l’objet le président gabonais, Omar Bongo Ondimba, au nom d’une « prétendue liberté de la presse en France » évoquée par le Secrétaire d’Etat français à la coopération et au développement, Alain Joyandet. «De la prétendue liberté de presse en France»
Par Mihindou-Mi-Mandoukou*

«Le gouvernement français a laissé se déclencher et prospérer une campagne de dénigrement d’une rare malveillance et d’une hostilité inouïe, à l’encontre du président de la République gabonaise, SE Omar Bongo Ondimba, au motif fallacieux qu’en France, la presse est libre.
Ce véritable lynchage médiatique, truffé d’inexactitudes, d’approximations et de contre-vérités, a été initié par la télévision publique française, relayé par les chaînes audiovisuelles et la presse écrite, en particulier les grands journaux nationaux et régionaux.

A qui veut-on faire avaler la fable d’une presse libre et indépendante dans l’Hexagone? Surtout pas à l’opinion internationale, encore moins aux Africains francophones, au fait depuis des décennies des mœurs qui ont cours dans l’ancienne métropole, s’agissant du contrôle de l’information et des moyens de rétorsion dont use et abuse le pouvoir politique, pour faire taire les journalistes dérangeants.

Est-il besoin de rappeler les livres parus récemment encore en France, commis par des journalistes accusant l’Elysée de leur avoir fait perdre leur emploi, parce qu’ils avaient publié ou laissé passer une information, une photo, jugées malveillantes ou «tendancieuses» par le pouvoir, concernant la vie privée du président de la République française ou son épouse?

C’est en France, et nulle part ailleurs, qu’un célèbre journaliste, vedette du journal télévisé (JT) de la chaîne de télévision TF1, a été éjecté de son piédestal pour s’être permis de qualifier le chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy, de «petit garçon». Un crime de lèse-majesté qu’il a payé cash de son renvoi déguisé en «départ négocié».

C’est également à Paris qu’un des zélés pourfendeurs du président Omar Bongo Ondimba, le «Nouvel Observateur», pour ne pas le nommer, a dû aller à Canossa, sur les marches du palais de l’Elysée, pour avoir osé intercepter et exploiter un sms que l’occupant des lieux avait adressé à son ex-épouse. Comme quoi les donneurs de leçons ne sont pas toujours très regardants sur l’éthique et la décence!

Aussi, le Gabon et les Gabonais sont-ils fondés à s’inscrire en faux contre les raisons avancées par les autorités françaises, pour justifier leur apathie devant ce qu’il faut bien appeler une agression délibérée, dans une optique de déstabilisation dont a été victime la première Institution de notre pays.

Sauf à vouloir faire prendre des vessies pour des lanternes, tout observateur averti de la vie politique française sait que le président Nicolas Sarkozy et son gouvernement font leur, cette injonction de Georges Pompidou, en son temps, à la presse française: «La télévision, c’est la voix de la France». Et comme telle, elle reste sous tutelle du pouvoir politique. Et les sanctions pour la non observation de ce diktat tombent, inexorables et sans état d’âme.

Il est donc inimaginable qu’un responsable de ces médias officiels s’autorise la moindre fantaisie, comme laisser passer à l’antenne un document attaquant un chef d’Etat, ami et allié de la France, sans en référer au préalable à l’Elysée ou au Quai d’Orsay. Sans «ouvrir le parapluie», comme on dit dans les salles de rédaction de TFI, LCI, RFI, France 2, France 3, France 5, France 24, pour ne citer que ces médias. L’imprudent qui oserait se passer de ce «sésame élyséen et du Quai» sait d’avance ce qu’il lui en coûterait: sa place, tout simplement!

Et en ces temps de chômage galopant, les courageux sinon les téméraires se font rares sous les cieux de France. Si tant est qu’ils aient existé! Alors, que penser de l’attitude des autorités françaises dans cette affaire, sinon qu’elles ont délibérément laissé faire. Parce que cette campagne servait leurs intérêts. Ou du moins les intérêts des groupes de la Françafrique, qui ont décidé de passer par pertes et profits la coopération et l’amitié franco-gabonaises.

A ceux-là et à leurs sbires stipendiés des médias français, le gouvernement et le peuple gabonais doivent répondre «message reçu 5 sur 5». En effet, Etat souverain aux Institutions démocratiques, le Gabon ne se laissera pas dicter sa politique par des factions françaises aux méthodes néocolonialistes et surannées.

Que ceux qui dans l’ombre ont fomenté cette cabale et instrumentalisent une presse française aux ordres, sachent qu’au bout du compte, le perdant n’est certainement pas celui qu’ils croient.

L’amitié comme la loyauté ne se décrètent pas. Ceux qui ne veulent plus de la coopération avec notre pays sont libres. Qu’ils aient le courage de le dire clairement. Mais en retour, qu’ils sachent que le Gabon et son président sont tout aussi libres de leur tourner le dos.

Il est temps de gommer dans les esprits comme dans les textes, cette prétention des Français à faire du Gabon leur chasse gardée, pour se tourner vers des partenaires plus ouverts, plus soucieux et respectueux de notre souveraineté.»

*Membre du Conseil National du Parti Démocratique Gabonais

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