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Gabon : Gondjout veut la Banque postale avant 2010

Le ministre de la Communication, des Postes et Télécommunication, Laure Olga Gondjout, vient de procéder à une visite des différents services de la Poste pour évaluer les progrès réalisés par ce service public. Saluant la mise en place de nouvelles activités en phase avec les besoins actuels des populations et des opérateurs économiques, le ministre a souhaité que le projet de la Banque postale, qui doit notamment s’attaquer au marché des petits épargnants, puisse être mis en place avant l’échéance de fin 2010.

Dans le cadre de l’amélioration du service public pour soutenir le développement socio-économique du pays, la ministre de la Communication, des Postes et Télécommunications, Laure Olga Gondjout, a récemment procédé à la visite des différents services de la Poste gabonaise.

La visite de la ministre de tutelle l’a d’abord mené dans les locaux de Western Union dans le centre ville, puis à l’agence dédiée au Mandat express international (MEI), à la direction des services des systèmes informatiques, à la Recette principale et enfin au Centre des chèques postaux.

Les responsables de chacun de ces services ont décliné au chef du département le fonctionnement et le mode opératoire de leurs activités, afin de mettre en exergue les avancées réalisées et les problèmes auxquels ils sont toujours confrontés dans l’amélioration de leurs services.

Concernant le département informatique, Laure Olga Gondjout a salué la mise en place progressive d’un nouveau logiciel de gestion postale, «Postalia», qui doit permettre de renforcer l’informatisation des services postaux, notamment la gestion centralisée des livrets d’épargne.

Sur les 264 000 comptes d’épargnes recensés à la Poste, plus de 62 000 ont déjà été passés sous registre informatique, permettant aux propriétaires d’effectuer des opérations dans n’importe quelle agence postale sur l’ensemble du territoire national.

A ce titre, le président directeur général de la Poste, Alfred Mabika, a rappelé que conformément à un décret du président Léon Mba, les avoirs d’un livret d’épargne qui n’aura subi aucune opération de retrait ou de dépôt pendant 30 ans révolus deviendra une propriété de la Poste.

Il a annoncé que l’application de ce décret avait déjà permis à la Poste gabonaise d’engranger quelque 712 millions de francs CFA en 2008, une manne qui pourrait être gonflée par le recensement des comptes non mouvementés depuis 1978.

Ces fonds devraient permettre à la Poste de poursuivre sa politique de diversification des services pour s’adapter aux besoins des populations et des opérateurs économiques et ainsi de soutenir le développement économique et social du pays.

Mais la Poste demeure confrontée à des lourdeurs de fonctionnement, avec notamment des charges salariales qui pèsent encore parfois trop sur le coût de ses services et sur ses recettes. Le ratio du coût du capital humain rapporté au nombre de transactions serait en effet compris entre 1400 francs CFA pour la poste d’Akébé, à 1650 francs CFA pour les autres agences de Libreville.

Alfred Mabika averti toutefois que ce ratio atteint encore des sommets dans l’intérieur du pays, où «nous avons encore des bureaux de poste à 60 000 francs CFA».

Dans le cadre de la poursuite de ses innovations technologiques et de l’amélioration de son service public, la ministre Gondjout a rappelé que «dans le projet de la feuille de route gouvernementale, le seul projet qui ait vu le jour est celui de la poste électronique».

«Je souhaite que d’autres projets, tels que celui de la Banque postale, puissent voir le jour. Si ce n’est en 2009, que cela se fasse au plus tard en 2010», a ajouté la ministre de tutelle.

La Banque Postale doit permettre de développer le marché gabonais des petits épargnants pour soutenir les initiatives locales et encourager la culture bancaire et le développement socio-économique du pays.

Laure Olga Gondjout s’est enfin réjouie de la mise en place dans les jours qui viennent de la poste rurale, qui devrait être susceptible de renforcer «l’appui au programme agricole initié par le gouvernement», à travers notamment le désenclavement des zones rurales, la lutte contre la pauvreté et l’exode rural.

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