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Gabon: L’ancien hôpital Albert Schweitzer dans l’attente de son inscription au Patrimoine mondial de l’UNESCO: Visite guidée

Nous poursuivons la série d’articles portant sur la province du Moyen –Ogooué (Centre) avec ce vendredi la visite guidée de l’ancien hôpital Albert Schweitzer, restauré entièrement après la mort en 1965 du Dr Schweitzer, devenu zone historique du Moyen-Ogooué (Centre), dont les responsables souhaitent son inscription au patrimoine mondial de l’Organisation des Nations Unies pour la Science et la Culture (UNESCO) avec l’aide du Gabon.

Chantal Nyangui, guide du Musée de la Fondation Albert Schweitzer éclaire les envoyés spéciaux de GABONEWS, Claude Hervé Lassy et Levis Boussougou, sur place.

Ici la salle C, à l’époque du Docteur, c’était le logement des médecins, actuellement rénové et transformé en case de passage pour les touristes. Il contient 7 pièces pour au moins 14 personnes avec des lits superposés pour 12 000 francs CFA, la chambre, par jour.

En descendant les escaliers de l’allée principale de l’ancien hôpital, nous avons 2 cloches, dont une servait pour le culte du dimanche, surnommée par les Africains « la voix du Bon Dieu », et l’autre, la petite cloche « la voix du grand Docteur » sonnait à 8 heures, le soir, pour demander aux malades de prendre leurs médicaments, de tout arrêter et de faire silence.

Lorsque les deux cloches retentissaient ensemble, c’était pour annoncer l’arrivée d’un nouveau collaborateur ou le départ d’un ancien.

En descendant les escaliers, à droite, vous remarquez une énorme fontaine aux allures d’une petite case. A l’époque il n’y avait pas d’eau courante et l’on recueillait les eaux de pluie. Cette fontaine a été offerte par le commandant Salet, qui était venu se faire soigner et a fait un don à l’hôpital.

Toujours à droite, un long bâtiment appelé « Case Bouca », d’une capacité de 32 lits, ayant subit des réfections, contenant 4 dortoirs de 6 lits chacun, affectée aux malades hospitalisés du temps du Dr Schweitzer. De nos jours, elle abrite les touristes ou les infirmiers internes qui viennent pour 2 ou 3 mois.

Nous voici dans la grande salle des consultations, dans le bâtiment en face de la « Case Bouca », (la table de consultation parait intacte et est recouverte d’un drap blanc et pour y accéder un petit escalier à ses pieds). A côté, le bureau d’un deuxième docteur et puis un peu en retrait, toujours dans la même salle, le bureau du Dr Schweitzer lui-même contre un mur muni d’une grande fenêtre d’où il observait les allées et venues des malades en pirogue.

Dans la salle jouxtant celle des consultations, la grande pharmacie qui servait à stocker les médicaments, et la petite pharmacie qui, elle, était réservée à la préparation des médicaments ; non loin de là, le bloc opératoire, fonctionnel jusqu’en 1980.

Nous entrons dans le laboratoire que dirigeait Rhéna Schweitzer, l’unique fille du Dr, décédée en février dernier à Los Angeles (Etats-Unis d’Amérique) où elle vivait et dont les cendres reposent, depuis le 5 avril aux côtés de son père, dans un petit cimetière situé sur la pente qui descend vers le fleuve où gisent également les collaborateurs les plus proches d’Albert Schweizer.

Le bâtiment abrite également le cabinet dentaire, une salle d’accouchement où le nouveau-né était placé dans un panier (posé sur une table et avec une poupée en guise de bébé) après sa naissance.

Nous entrons ensuite dans le Musée, ou encore le bâtiment qui faisait office d’habitation au Dr. L’entrée principale était d’abord dédiée à la buanderie et les stocks de couture; aujourd’hui, il abrite des objets d’art, des cartes postales des brochures, des casquettes et T-shirts à l’effigie de la Fondation Albert Schweitzer et autres vestiges en vente aux touristes.

A côté, il y a la chambre de Madame Schweitzer (après sa disparition, c’est une infirmière qui y couchait), juste après, la chambre du Dr avant le dortoir des infirmières.

En amont de l’ancien hôpital, à l’entrée de celui-ci, on traverse le village-hôpital dans lequel le visiteur trouvera le bâtiment de santé communautaire (qui existait déjà du temps de Schweitzer), une épicerie, un atelier de couture, une menuiserie, une école quelques étals de vente de produits alimentaires ainsi que les logements du personnel de l’hôpital.

Albert Schweitzer (14 janvier 1875 – 4 septembre 1965) était un théologien protestant, musicien, philosophe et médecin, alsacien né citoyen allemand et devenu français. Connu pour son éthique du respect de la vie, pour son hôpital fondé à Lambaréné, au Gabon, ainsi que pour ses travaux sur Bach et ses interprétations à l’orgue, caractéristiques du mouvement de la réforme alsacienne, Albert Schweitzer fut lauréat du prix Goethe en 1928 et du prix Nobel de la paix en 1952.

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