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Gabon: Un hommage rendu à « Césaire, le veilleur de consciences » au Centre culture français Saint-Exupéry de Libreville

« Césaire, le veilleur de consciences », livre-hommage et critique sur l’œuvre et la vie du père de la négritude, Aimé Césaire, décédé le 17 avril 2008, écrit sous la direction scientifique du sémioticien, Georice Berthin Madébé de l’Institut de recherche en Sciences humaines (IRSH) et du poéticien, Steeve Robert Renombo, chef du Département de Lettres Modernes de l’UOB a été présenté vendredi dernier au Centre culturel français Saint-Exupéry de Libreville (CCF).

Présentant l’ouvrage, Georice Berthin Madébé, l’un des éditeurs et auteur du livre a déclaré que « le présent ouvrage est un livre-hommage à Césaire. Il est composé de quatre parties. La première est dédiée aux récits de ceux qui, Gabonais ou Caribéens, l’ont « rencontré d’une manière ou d’une autre ».

« Ces témoignages entendent dire ce qu’a été Césaire, en guise de partage des différentes expériences humaines, poétiques, politiques et parfois philosophiques vécues ou inspirées par le Nègre inconsolé, » a-t-il indiqué.

« S’y trouvent non seulement le témoignage poétique de Bessora, écrivain, lauréate du 47ème Grand prix littéraire d’Afrique noire, mais aussi ceux plus narratifs de Maryse Vestris-Ivanga et Lucette Antioppe-Oyoubi, jeunes filles à Fort-de-France quand Césaire en devient maire, d’Alex Zéphyr, neveu du poète, de Robert Orango-Berre qui a rencontré Césaire alors qu’il était ambassadeur du Gabon en Angola et de Jean Ntchilé, enseignant à l’Ecole Normale Supérieure de Libreville, » a-t-il expliqué.

A leurs témoignages écrits est associé un témoignage iconographique (deuxième partie), dans lequel sont extensivement exposées les photos de l’hommage rendu à Césaire au Centre Culturel Français Saint Exupéry de Libreville, le 23 avril 2008.

D’autres photos du poète prises avec quelques contributeurs enrichissent également cet album éditorial. En outre, une ancienne photographie de Césaire en Martinique, du temps où trois amis et membres du Parti Progressiste Martiniquais étaient réunis, complète ce témoignage iconographique.

Pour le poéticien Steeve Robert Renombo, « la troisième partie du livre ouvre la seconde série de contributions. Elle se donne pour but d’interroger Césaire entre littérature et politique, ainsi que le précise son titre. Elle est constituée des contributions pluridisciplinaires de Sylvère Mbondobari germaniste-comparatiste, Pierre-Claver Mongui, spécialiste de littérature française, Ludovic Obiang, écrivain-poéticien et de Dieudonné Munzangala-Munziewu, philosophe, respectivement enseignants-chercheurs à l’Université Omar Bongo et chercheurs à l’IRSH ».

« La quatrième partie interroge la sémantique du poème césairien. A ce titre, elle a été intitulée : « L’absolu poétique », reprenant à son avantage un bout du titre de la contribution de Steeve Robert Renombo. La seconde contribution de ce groupement de textes est proposée par Georice Berthin Madébé », précise-t- il.

« Césaire, le veilleur de consciences » est une œuvre de 292 pages qui a été publiée en 2009 par la Presse Universitaire du Gabon de l’Université Omar Bongo (UOB) de Libreville. Son code ISBN est : 978-2-912603-20-3.

Ouvrant cette cérémonie de présentation officielle, Guy Lacroix, directeur du CCF et par ailleurs préfacier de l’ouvrage, a déclaré que « jamais mort d’homme n’aura réuni, dans un même élan de passion et de deuil universalisés, aussi bien les fils et filles d’anciens esclaves et d’anciens esclavagistes que ceux d’idéologues agitateurs et autres messies aventuriers autour du sentiment d’appartenance à une seule humanité : l’humanité césairienne. »

Le poète, père de la négritude et homme politique martiniquais s’est éteint le 17 avril 2008 à l’âge de 94 ans.

Au Centre Culturel Français Saint-Exupéry, une cérémonie empreinte de deuil, de recueillement et de reconnaissance profonde pour l’œuvre de celui qui vint au Gabon dans les années 1970, dans le cadre des préparatifs du second Festival des Arts Nègres de Lagos avait été organisée en mémoire de l’auteur de « Cahier d’un retour au pays natal ».

S’inscrivant dans la même verve critique « Les Ecritures gabonaises : Histoire, thèmes et langues », ouvrage critique réalisé sous la direction du sémioticien Pierre Ndemby Mamfoumby, en collaboration avec douze autres enseignants-chercheurs à l’Institut de recherche en sciences humaines (IRSH), de l’Université Omar Bongo (UOB) et du Groupe de recherche sur l’identité littéraire négro-africaine (GRILINA) a été présenté vendredi dernier au CCF.

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