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Gabon : Accentuer la lutte contre le paludisme

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme célébrée le 25 avril de chaque année, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a publié un rapport qui appelle à redoubler d’efforts contre cette maladie qui tue un enfant toutes les 30 secondes à travers le monde. Au Gabon, le ministre de la Santé, Idriss Ngari, a annoncé le report sine die des manifestations officielles, rappelant que la lutte contre le paludisme nécessite des efforts constamment accrus par la sensibilisation, la prévention et la prise en charge.

«Vaincre le paludisme : le compte à rebours est lancé» est le thème retenu cette année par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour la commémoration de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme le 25 avril de chaque année.

Il reste en effet à peine 600 jours avant le 31 décembre 2010, date limite fixée par le Secrétaire général de l’ONU à laquelle tous les pays d’endémie devraient assurer une couverture universelle au moyen d’ interventions antipaludiques essentielles.

A cette occasion, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a publié un rapport appelant à renforcer la lutte, qui indique que «chaque année cette maladie tue un million de personnes, pour la plupart des enfants d’Afrique (…) et le paludisme affecte également environ 50 millions de femmes enceintes chaque année, contribuant à l’anémie maternelle, à la naissance de bébés souffrant d’insuffisance pondérale, et même aux décès maternels».

L’infection pendant la grossesse est un problème de santé publique majeur dans les régions tropicales et subtropicales. Dans les zones où le paludisme est endémique, les femmes enceintes représentent le groupe d’adultes le plus exposé au risque du paludisme et provoquant des naissances avant terme, et peu d’hôpitaux sont équipés pour accueillir des enfants prématurés.

Dans les cas de complication grave des crises de paludisme, une transfusion doit être réalisée, mais il n’y a pas de banque de sang et bien souvent si c’est possible, c’est le sang de la mère ou de l’infirmier qui servira à la transfusion.

Les adultes sont également sévèrement touchés. Les prix des traitements curatifs baissent sensiblement d’année en année, les distributions de moustiquaires sont un bon moyen de prévention. Mais aucune mesure ne saurait être efficace sans l’appropriation par les populations des moyens de traitements et de prévention.

Le rapport de l’UNICEF fait toutefois état de certains progrès, indiquant que depuis 2004, le nombre de moustiquaires imprégnées produites dans le monde a plus que triplé, passant de 30 millions à 100 millions en 2008.

«Le rapport montre que les pays d’endémie africains ont reçu au cours de la période 2004-2008 suffisamment de moustiquaires pour couvrir plus de 40% de leurs populations à risque», a indiqué la directrice générale de l’UNICEF, Ann Veneman.

Au niveau national, le ministre gabonais de la Santé, Idriss Ngari, a annoncé le report sine die des manifestations officielles marquant cette journée.

Dans son allocution de circonstance, il a rappelé l’importance «de faire connaître et comprendre le paludisme», et d’«une mise en œuvre soutenue tout au long de l’année, de stratégies nationales pour la lutte antipaludique, notamment des activités communautaires de prévention et de traitement du paludisme dans les zones endémiques».

Le paludisme constitue la première cause de consultation et d’hospitalisation au Gabon, où les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans sont les plus touchés par la mortalité paludique.

Le ministre de la Santé a rappelé les multiples actions entreprises pour lutter contre cette maladie, notamment le renforcement des capacités de prise en charge du paludisme dans les formations sanitaires du pays, la prévention de la maladie par la promotion de la moustiquaire imprégnée à longue durée d’efficacité et la prévention du paludisme chez la femme enceinte par l’introduction du traitement préventif intermittent (TPI).

Les formations sanitaires dispensées en collaboration avec les partenaires internationaux au développement doivent permettre de «favoriser de meilleures pratiques en milieu hospitalier et auprès des communautés dans la prise en charge des cas. Tout comme elles permettent un meilleur contrôle de la maladie», a conclu Idriss Ngari, qui a appelé chacun à s’engager dans cette lutte pour atteindre les objectifs dans les échéances fixées.

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