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Gabon: Nous comptons extirper les enseignants fantômes, selon le ministre de l’Education nationale

Le ministre gabonais de l’Education nationale, Michel Menga M’Essone, a déclaré qu’il entendait extirper les enseignants fantômes du secteur public, à l’issue de l’opération de recensement des enseignants initiée par son département ministériel.

Pour M. Menga M’Essone, cette opération est d’une grande utilité, dans la mesure où elle devrait permettre de détecter les vrais enseignants, mais aussi les faux, ceux-là qui ne sont nulle part, mais qui perçoivent indûment des salaires chaque fin du mois. D’autres, sans qualification requise, mais qui enseignent dans les établissements du secteur public.

En fait, dans l’idée du ministre de l’Education, il s’agit de mettre de l’ordre dans un secteur où on ne sait plus qui est qui, et qui fait quoi et où.

Cette opération a donc débuté par le lycée national Léon Mba, un des plus grands de Libreville, mais également établissement symbole qui porte le nom du premier président gabonais, Léon Mba.

 »Nous allons, au terme de l’opération, connaître qui est le vrai enseignant, et extirper les brebis galeuses de notre maison éducation », avait lancé le ministre Menga M’Essone.

La volonté du ministre d’assainir le secteur a été motivée par les remous enregistrés ces derniers temps dans le monde de l’Education, avec notamment des grèves à répétition et des menaces de suspension des cours par intermittence.

Pourtant, de leur côté, les enseignants n’ont toujours pas été à la hauteur des attentes et du gouvernement et des parents d’élèves. On continue à déplorer la baisse du niveau scolaire. Les résultats aux examens officiels ne sont toujours les meilleurs possibles. Les désertions des enseignants dans leurs lieux d’affectation continuent à être signalées, même quand les conditions sont réunies.

Conséquence de ces comportements, beaucoup d’établissements fonctionnent sans enseignants de mathématiques, de philosophie, français et d’autres matières dites  »clés ». Mais les salaires de ces enseignants fantômes passent, au grand dam de l’Etat, des élèves et parents d’élèves, prisonniers d’un système longtemps resté impuni.

Le recensement initié par le ministre gabonais de l’Education vise donc, à partir des résultats qui seront obtenus, à repenser le système éducatif du pays, à favoriser l’émergence d’une nouvelle classe d’enseignants, ceux-là même qui ont la vocation.

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