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Gabon : Genre et Droits de l'Homme forgent le processus démocratique

L’atelier de formation des formateurs en Genre et Droits de l’Homme a été ouvert ce 5 mai à Libreville pour le renforcement des capacités des agents de l’Etat sur les Droits de l’Homme et l’égalité des genres. Initiées par le Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme en Afrique centrale, ces assises doivent permettre de renforcer le processus démocratique à travers une meilleure représentation de ces notions dans l’élaboration des politiques publiques.

Le ministre de la Famille en charge de la Promotion de la Femme, Angélique Ngoma, a ouvert ce 5 mai au Palais Léon Mba les assises de l’atelier de formation des formateurs en Genre et Droits de l’Homme initié par le Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme en Afrique centrale.

Ces travaux s’inscrivent dans le cadre du partenariat entamé en avril 2007 entre les Nations Unies et le gouvernement gabonais pour le renforcement des capacités des différents ministères et de la société civile sur ces notions essentielles au suivi du processus démocratique et de l’instauration d’un Etat de droits.

Les représentants d’Organisations non gouvernementales (ONG) du Cameroun, du Congo, du Gabon et de la Guinée Equatoriale ont pris part à ces travaux qui prennent fin le 8 mai prochain, et sont animés par les formateurs du Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme en Afrique centrale ainsi que les représentants de la société civile gabonaise formés en 2007.

«Les questions de genre, contrairement à l’imagerie populaire, ne sont pas réservées uniquement aux femmes. Faire respecter les genres ne signifie pas violer les droits de l’homme pour la réalisation de ceux de la femme. Il s’agit de trouver un équilibre entre l’homme et la femme afin de leurs donner des chances égales dans la réalisation de leurs droits civils et politiques ainsi que dans la réalisation de leurs droits sociaux, économiques et culturels», a expliqué le Haut représentant des Nations Unies pour les Droits de l’Homme en Afrique centrale, Marie-Evelyne Pétrus-Barry.

«La prise en compte du genre dans les programmes de développement permettra un accès durable à un Etat de droits et à une démocratie participative», a-t-elle ajouté.

«Sur le plan national, c’est une rencontre qui va permettre de créer un réseau au sein du gouvernement, de fonctionnaires qui seront capables d’en former d’autres dans les Droits de l’Homme, afin que quand le gouvernement développe ses politiques de développement, il ait un groupe de personnes qui soit capable de former ces cadres en Droits de l’Homme», a poursuivi la représentante des Nations Unies.

«Au niveau international, le groupe du Gabon va rejoindre le groupe de la République du Congo, et le groupe du Cameroun, qui ont déjà été formés et qui ont déjà un groupe de formateurs. En réseau, ils vont ensemble réfléchir aux questions de développement de genre et Droits de l’Homme et ainsi pouvoir avancer ensemble en tant que réseau Afrique centrale vers une meilleure promotion et une meilleure protection des droits de l’Homme», a-t-elle expliqué.

Cet atelier est la 10e visite au Gabon du Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme en Afrique centrale depuis 2007 où leur collaboration a débuté.

«Nous sommes venus particulièrement cette fois-ci au Gabon pour travailler avec le ministère des Affaires sociales pour l’aider à former les points focaux des ministères gabonais en genre. De les former afin qu’ils connaissent mieux les Droits de l’Homme et qu’ils puissent mieux les appliquer dans leurs politiques de développement», a souligné madame Pétrus-Barry.

Cette visite a également été l’occasion d’organiser un séminaire de formation de deux jours pour les journalistes gabonais issus de la presse publique et privée, qui doit leurs permettre «de faire des reportages relatifs aux droits de l’Homme et qu’ils connaissent leurs responsabilités et leurs devoirs en matière d’éthique, de responsabilité journalistique, et qu’ils puissent intégrer les Droits de l’Homme de manière transparente et indépendant en ayant accès à l’information mais également en la diffusant de manière juste pour pouvoir informer le public de manière à ce que ce public connaisse mieux les Droits de l’Homme et puisse mieux les promouvoir et les protéger».

«Et nous sommes également là pour organiser le suivi d’un séminaire sur le trafic des enfants, le premier du genre qui avait été organisé au mois d’octobre au Gabon», a enfin annoncé la représentante des Nations Unies pour les Droits de l’Homme en Afrique centrale.

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