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Gabon: Le Gabon a réaffirme son soutien au président Idriss Déby Itno face à l’offensive rebelle venue de la frontière soudanaise

En réaction à la situation délétère que traverse le Tchad depuis le 4 mai dernier, les autorités gabonaises ont pris position, lundi, en condamnant l’offensive rebelle contre les forces régulières tchadiennes aux frontières avec le Soudan et appellent les belligérants à privilégier le dialogue. Selon un communiqué rendu public dimanche par la présidence de la République gabonaise et parvenu à GABONEWS « le Gabon, devant l’attaque, le 06 mai dernier des forces armées tchadiennes par des mouvements rebelles de l’Union des Forces de la Résistance (UFR), réaffirme son soutien au président Idriss Déby Itno, et estime que cette attitude, contraire à l’esprit et à l’accord de Doha ( Qatar ) signé entre le Tchad et le Soudan le 03 mai dernier remet en cause les efforts de paix engagés par la communauté internationale ».

Le communiqué de la présidence ajoute que « le Gabon, face à ces actes de déstabilisation des institutions démocratiques tchadiennes, condamne avec fermeté et vigueur cette nouvelle attaque rebelle contre le peuple frère tchadien, épris de paix et soucieux d’œuvrer à son développement durable » et réitère son soutien total au peuple tchadien, à son président et au gouvernement de la République tchadienne.

Cela étant, « à l’instar de la communauté internationale, le Gabon invite toutes les parties en conflit à privilégier l’arme du dialogue et à renoncer au langage des armes, qui est un obstacle majeur au développement de la sous-région et au progrès de l’Afrique », souligne le communiqué.

Les plus hautes autorités de la République gabonaise font, ainsi, écho à « l’appel au cessez-le-feu immédiat », lancé, vendredi dernier aux parties en présence dans cette nouvelle confrontation au Tchad par la CEEAC ( Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale ), et dont le Secrétariat général soulignait, à Libreville que l’institution « suit avec une profonde préoccupation, depuis le 04 mai, cette nouvelle dégradation de la situation sécuritaire dans cet Etat membre, condamne, avec la plus grande fermeté, cette nouvelle tentative de déstabilisation des institutions et le recours à la force comme moyen d’action politique (…) au lendemain de l’accord conclu le 03 mai à Doha au Qatar ».

« Par conséquent, le général Louis Sylvain Goma, le Secrétaire général de la CEEAC demande, en harmonie avec la communauté internationale, un cessez-le-feu immédiat, le respect des principes pertinents du droit international et le recours au dialogue, en vue de promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité du Tchad.

Créée en 1983, la communauté économique des Etats d’Afrique centrale compte dix pays membres: Cameroun, Gabon, Guinée Equatoriale, Tchad, Congo Brazzaville, Burundi, RCA, RDC, Sao Tomé et Principe, Angola.

Vendredi, les membres du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine se sont retrouvés à Addis Abeba en Ethiopie pour s’entretenir de la situation au Tchad.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a, quant à lui, condamné vendredi « les nouvelles incursions militaires », dans l’est du Tchad, de « groupes armés tchadiens venus de l’extérieur ».

Le sous-secrétaire général des Nations unies, Dimitry Titov, a souhaité que « les groupes armés, des deux côtés de la frontière, réalisent que l’accession au pouvoir par la force est inacceptable ».

Les rebelles opposés au président tchadien Idriss Déby ont démenti vendredi des informations diffusées par le gouvernement selon lesquelles l’armée aurait mis en échec un groupe de combattants qui se dirigeait vers la capitale en provenance de la frontière soudanaise.

Le ministre des Communications Mahamat Hissene a déclaré que les soldats avaient tué 125 rebelles et en avaient capturé 152 autres, jeudi, lors d’une bataille dans la ville d’Am Dam, à quelque 590km à l’est de la capitale, N’Djamena, selon l’agence américaine Associated Press (AP).

Les rebelles ont déclaré cette semaine que des combats les avaient opposés mardi aux forces gouvernementales au sud d’Abéché, la principale ville de l’est du Tchad. En plus d’être une plateforme humanitaire, la localité abrite l’une des bases françaises au Tchad.

En février 2008, le pouvoir d’Idriss Déby Itno était, déjà, en proie à des assauts de la rébellion aux portes de N’djamena la capitale, venue du Soudan voisin et repoussés in extremis, notamment grâce à l’appui logistique des forces françaises basées au Tchad.

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