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Gabon: Les gros tonnages responsables de la détérioration des ouvrages d'art sur la Nationale 1

Les ouvrages d’art fabriqués à des endroits nécessitant une pose sur la nationale 1 subissent souvent des détériorations à cause des gros tonnages, a estimé le correspondant local de l’AGP.

Les chauffeurs des camions ne respectant pas les prescriptions du code de la route, notamment le poids total à charge autorisé (PTCA), oblige de nouveau l’Etat à remettre des engins et du personnel qualifié sur le terrain ou des sociétés adjudicataires pour réparer ces infrastructures routières coûteuses.

Avec la forte pluviométrie à l’intérieur du pays, nombreux sont les cours d’eau qui cassent et entraînent les ouvrages d’art peu solides sur le réseau routier gabonais. A cela s’ajoute le passage des gros tonnages, tel que celui des camions transportant de la marchandise, des produits alimentaires.

Les grumiers, pour ne citer que ce type de camions, sont les plus visés par l’ensemble des usagers pour leur tonnage démesuré. Les transporteurs ne respectent pas l’état des routes, ils s’approprient la voie et sont parfois à l’origine de plusieurs cas d’accidents, voire mortels. Sous l’effet du poids, les buses métalliques s’affaissent, gênent le flot des eaux pendant les pluies et les cours d’eaux sortent de leurs lits.

 »C’est pourquoi, la plupart des buses métalliques sont remplacées par du béton armé et supportent mieux les gros tonnages », a expliqué vendredi, à un journaliste de l’AGP de passage, un ingénieur en génie civil, Dieudonné Boussamba, responsable sur un site d’ouvrages en construction sur l’axe Mamiengue-Fougamou ( 30 km environ de la ville de Fougamou, chef-lieu du département de Tsamba-Magotsi dans la province de la Ngounié ), pointant du doigt un grumier sans frein, encastré dans un ouvrage encore en construction, dont le chauffeur n’avait pas respecté les consignes de passage à ce niveau.

 »Ces ouvrages reviennent chers à l’Etat pour l’entretien de ces routes, certes, mais au moins ils permettent de bien évacuer les eaux et sont faits pour durer », rassurait-il.

Le chauffeur du grumier de marque Renault Truck, immatriculé 7061 G1U et appartenant à une société de transport, avec à son bord 8 billes avait indiqué au responsable du chantier que le câble de freinage arrière de son mastodonte ne tenait plus, raison pour laquelle il n’avait pas freiné à temps, alors que l’ouvrage était à une descente avec du personnel en pleine manoeuvre.

Le premier grumier en convoi ayant provoqué un léger éboulement au passage étroit, ce dernier a forcé le deuxième à esquiver les travailleurs en bas en s’encastrant dans la latérite mouillée à la suite d’une pluie, à quelques mètres du cours d’eau.
Son retrait des lieux s’est fait à l’aide d’une tractopelle à chenille de la société espagnole  » Acciona Infraestructuras » chargée du bitumage sur l’axe Lambaréné-Fougamou et Fougamou-Mouila dans les provinces du Moyen-Ogooué (centre) puis de la Ngounié (sud).

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