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Gabon : Suite au décès confirmé d’Omar Bongo, visite de la délégation du BDP en Espagne annulée

Omar Bongo officiellement reconnu décédé

Le gouvernement gabonais ayant finalement reconnu le décès d’Omar Bongo Ondimba, donc la vacance du pouvoir présidentiel au Gabon, le BDP-Gabon Nouveau, mouvement d’opposition en exil a annulé le voyage que sa délégation devait effectuer sur Barcelone en Espagne samedi 13 juin, en vue d’établir la vérité sur la maladie d’Omar Bongo.

L’on se souviendra que le mouvement avait en effet, le 1er juin dernier, annoncé le déplacement de sa délégation sur Barcelone en vue d’y rencontrer les médecins traitants de Monsieur Bongo. L’annonce avait été suivie, le 4 juin, par une batterie de lettres adressées non seulement aux administrateurs de la clinique Quiron où était hospitalisé Omar Bongo et aux ambassades d’Espagne en France et au Gabon, mais également à l’ambassadeur du Gabon en Espagne, leur demandant de faciliter la visite de la délégation du BDP-Gabon Nouveau en Espagne. Copie de la lettre avait également été distribuée aux ambassades étrangères au Gabon ainsi qu’aux diverses institutions de la République gabonaise, y compris le Premier ministre, la Présidente de la Cour constitutionnelle, la Présidente du Sénat et le Président de l’Assemblée nationale. Ladite lettre insistait sur la nécessité de constater immédiatement la vacance du pouvoir au Gabon vu que, de l’opinion qui était celle du BDP, Omar Bongo ne reviendrait pas vivant au Gabon.

Une lettre similaire avait été envoyée quelques semaines plus tôt, plus exactement le 15 mai 2009, par le Dr. Daniel Mengara, Président du BDP, aux mêmes institutions (Premier ministre, Présidente de la Cour constitutionnelle, Présidente du Sénat et Président de l’Assemblée nationale) ainsi qu’aux ambassades étrangères au Gabon, demandant que la vacance du pouvoir soit immédiatement constatée non seulement pour non respect par Omar Bongo des clauses de la Constitution, ce qui le rendait démissionnaire, mais également parce que le mouvement avait conclu que la maladie d’Omar Bongo était suffisamment irréversible et fatale pour qu’il ne revienne pas vivant au Gabon.

Alors que tous les groupes politiques du pays au Gabon et dans la Diaspora tergiversaient, y compris l’UPG de Pierre Mamboundou et l’UGDD de Zacharie Myboto, certains au sein du gouvernement allant même jusqu’à traiter même le mouvement d’irresponsable, le BDP-Gabon Nouveau continua d’insister que le pouvoir était vacant au Gabon et qu’il fallait immédiatement constater cette vacance. Le mouvement avait ainsi décidé de prendre le taureau par les cornes et de mettre la pression sur le régime.

Le BDP-Gabon Nouveau fut ainsi le seul mouvement politique au Gabon (diaspora comprise) à avoir, dans une lettre du 15 mai, et au cours d’une manifestation du 23 mai 2009 interdite par le gouvernement, offert une analyse cohérente de la Constitution gabonaise et de la maladie d’Omar Bongo, ce qui lui a permis de conclure à la vacance effective du pouvoir au Gabon. Ayant ainsi constaté la vacance du pouvoir, le mouvement a exigé des institutions de la République que soit immédiatement ordonnée l’intérim présidentiel suite à une vacance du pouvoir qui, à ses yeux et selon les informations dont il disposait, ne faisait plus aucun doute depuis la suspension totale et brutale des activités présidentielles par Omar Bongo le 6 mai, et son transfert le même jour vers l’Espagne à bord d’un avion médicalisé.

Les informations que le mouvement avait en sa possession indiquaient clairement que Monsieur Bongo avait, en fait, depuis le 6 mai 2009, été dans un état d’inconscience quasi permanent et que la mort serait survenue plus tôt que le la date du 8 juin. Devant les tergiversations du régime et le flou qui avait entouré la maladie d’Omar Bongo, le mouvement avait pris sur lui de révéler la vérité aux Gabonais aux fins de forcer le régime à la transparence totale sur cette affaire, et surtout de le mener à déclencher le processus de vacance du pouvoir tel que le commande la Constitution. La série de lettres aux institutions gabonaises, la marche interdite du 23 mai et l’annonce de la visite de la délégation du BDP en Espagne participaient toutes d’une stratégie visant à mettre la pression sur le régime aux fins de le pousser à bout et lui faire avouer la vérité : c’est-à-dire qu’Omar Bongo pouvait être considéré comme mort et qu’il y avait vacance du pouvoir au Gabon depuis le 6 mai.

L’annonce de la visite du BDP en Espagne semble donc avoir causé la plus grosse des paniques au sein du régime. Aux dires de plusieurs observateurs, c’est l’annonce de cette visite, que le régime ne pouvait empêcher, qui a finalement été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase et poussé à l’aveu de la mort d’Omar Bongo, que le premier Ministre déclarait pourtant encore comme vivant et bien portant le 8 juin, alors que le BDP-Gabon Nouveau et beaucoup d’autres groupes français et espagnols savaient Bongo décédé.

Le BDP-Gabon Nouveau avait, si le régime avait continué à mentir, projeté d’interpeller les médias dans une conférence de presse prévue à l’entrée de la clinique Quiron à Barcelone, où le mouvement avait prévu de déclarer qu’Omar Bongo, selon ses informations, était mort. La stratégie était, ainsi, de forcer le régime à reconnaître ce décès et à déclarer la vacance du pouvoir au Gabon conformément à l’article 13 de la Constitution gabonaise.

Le BDP-Gabon Nouveau continue donc à exiger du gouvernement gabonais l’application immédiate de la procédure d’intérim présidentiel commandée par l’article 13 de la Constitution actuelle du Gabon et rien d’autre. Mme Rose Francine Rogombé, Présidente du Sénat, se doit, selon le mouvement, d’assumer immédiatement l’intérim présidentiel conformément à l’Article 13 de la Constitution. Aucune autre mesure ne sera acceptable à notre mouvement. Nous demandons par ailleurs que soit respecté le droit de tous les citoyens gabonais qui le souhaitent à se présenter comme candidat à l’élection présidentielle qui sera organisée suite à la vacance de pouvoir désormais avérée. le mouvement insite par conséquent sur la nécessité de voir le processus constitutionnel aller à son terme et de nouvelles élections démocratiques, transparentes et sans exclusives, organisées dans le pays dans les plus brefs délais.


Source : BDP-Gabon Nouveau

BDP-Gabon Nouveau
P.O. Box 3216 TCB
West Orange, New Jersey, 07052, USA
Tel: 973-447-9763
Fax: 973-447-9763

Exprimez-vous!

  1. Je suis 1 gabonais qui aime son pays et tous ces compatriotes (nzébis, fangs myènès,tékés, kotas, obambas,punus,éshiras,étc).
    D’abord ma reconnaissance à Daniel Mengara pour ses actions qui empêchaient le diable albert bongo de dormir, ainsi que son clan.

    Maintenant, nous devons reconstruire le Gabon avec tous ses fils et filles. C’est pourquoi, je demande au clan bongo (alain bongo, pascaline bongo, jeff bongo, alaba fall, mborantsouo, assélé, ngari et tous les autres tékés-obambas qui ont pillé le Gabon)
    1)de demander pardon au peuple gabonais pour tout le mal que albert bongo et eux ont fait au Gabon. (Je rappelle pour mémoire qu’albert bongo a utiliser l’argent du Gabon pendant 42ans pour corrompre tous les partis politiques français, les faux opposants gabonais et ceux des autres pays africains)
    2)de restituer immédiatement à l’Etat gabonais tous les biens mals acquis et l’argent déposé dans les comptes bancaires à l’étranger.
    Par cette repentance, les gabonais leur pardonneront.La réconciliation nationale est à ce prix.albert bongo n’aimait pas le gabon et les gabonais. Pour preuve, comme l’a si bien dit Mme Eva Joly, « il a servi les intérêts de la France au détriment de son pays ». Il a servi les services secrets français contre ses propres compatriotes (assassinat de Germain MBA…) et contre les autres frères africains (coup d’Etat manqué au Bénin, guerre civile au Congo…). Au lieu de construire des routes, des hôpitaux des écoles, des logements, il a utilisé l’argent du Gabon pour s’enrichir avec sa famille et son clan et pour corrompre tout le monde. Un président qui aime son pays ne fait pas ça. albert bongo c’est la tragédie du Gabon, comme le fut mobutu au Zaïre.

  2. je pense qu’à l’heure où il faut se recueillir , l’esprit Gabonais entier prenant leçon de ce que personne n’est éternel, quelque soit les profondeurs de ses poches,devrait sagement faire son deuil et réparer ou du moins essayer de réparer ce qui reste du Gabon , pour un meilleur avenir!Car il faut noter que les biens , expatrier par le régime Bongo ne rentrera pas au pays , il faut donc que nous africains que nous arrêtons de piller notre pays « l’Afrique » et donc de nous faire du mal!

  3. je pense que la strategie sera la suivante :

    1- la présidente rose rogombé et ses frères galois, ounouviet etc. vont favoriser une siuation d’insabiliter généralisée dans le pays, qui conduira la cour constitutionnelle a prologer sa présidence provisoire;

    2- les galois et miènés vont s’unir pour conserver ce cadeau qui leur tombe du ciel;

    3- le pdg aura du mal a choisir son candidat et ce sera l’explosion totale, donc la guerre civile;

    4- l’opposition qui comprendra la machination, entrera dans la danse et les règlements de compte vont debuter; a commencer par l’execution de paul mba abessolo le traite des fangs. ce prêtre défroqé sera découpé publiquement,a cause de son égoisme et sa trahison. c’est cet avorton de faux prête qui a affaibli l’opposition gabonaise. il a fait assassiner sam mve ondo, simoste, nze mba jean baptiste et plusieurs autres…politiqument, il existait grâce à bongo. vous allez voir qu’il va cherché a se repositionné comme opposant et changera de langage, dans le style : « mes frères il fallait que je découvre les plans de bongo pour mieux l’affronter ». Evidement les fanatiques vont l’écouter mais pas tous.

  4. La situation est délicate effectivement; les elections présidentielles en 45 jours ne peuvent profités qu’à ceux qui sont déjà au pouvoir, notamment Ali BONGO.

  5. Les gabonais sont parfois stupides, um mois de deuil pour permettre aux clans de bongo de vider tout ce qui reste dans les caisses de l’État et leur permettre de fuir le territoire nationale.
    La logique voudrait que les barrons ,haut dignitaires aient une interdiction de sortir du territoire gabonais. Dans l’état actuel des choses je ne vos pas comment en 45 jour des élections transparentes pourront être organisé au Gabon.

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