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Omar Bongo est mort

Le Premier ministre Jean Eyeghé Ndong a annoncé la mort du chef de l’Etat dans un communiqué publié en fin d’après-midi à Barcelone. Dans la matinée, devant l’hôpital, le Premier ministre Jean Eyéghé Ndong avait encore martelé que le président Bongo était « vivant ».

Dans la matinée, après « m’être entretenu avec l’équipe médicale » en présence de plusieurs dignitaires gabonais et de membres de sa famille, « j’ai constaté à cette occasion que le chef de l’Etat à qui j’avais rendu visite en unité de soins intensifs était bien en vie », a-t-il rappelé dans son communiqué.

« Mais, nous savions tous que l’état de santé du président de la République était devenu préoccupant depuis quelques jours », a-t-il reconnu. « C’est à 14h30 que l’équipe médicale qui le suit m’a informé, ainsi que les officiels et les membres de la familles présents que le président de la République son Excellence El Hadj Omar Bongo Ondimba, venait de rendre l’âme des suites d’un arrêt cardiaque à l’hôpital Quiron de Barcelone ».

« En cette circonstance douloureuse, le gouvernement de la République vous invite à rester unis et solidaire dans le recueillement et la dignité », ajoute le Premier ministre, qui a décrété un deuil national de 30 jours. Le Gabon a ensuite annoncé la fermeture de ses frontières à la suite du décès du président.

A Paris, le président français Nicolas Sarkozy a réagi à l’annonce officielle du décès du président Bongo. « C’est un grand et fidèle ami de la France qui nous a quittés, une haute figure de l’Afrique et un chef d’Etat qui avait su gagner l’estime et le respect de l’ensemble de ses pairs, notamment par ses nombreuses initiatives en faveur de la paix sur le continent africain ».

Jacques Chirac a, lui, fait part de sa « tristesse » et a rendu hommage « à celui qui, comme doyen des chefs d’Etat africains, aura réussi à s’imposer comme un sage, contribuant à la paix et à la stabilité de l’ensemble du continent », selon un communiqué de ses services. Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie, a, de son côté, salué « un homme qui a oeuvré sans relâche pour la paix sur le continent africain et pour promouvoir une conception des relations internationales plus équilibrées ».

Depuis dimanche soir, les informations contradictoires se succédaient concernant le président gabonais: Libreville avait plusieurs fois démenti les informations de plusieurs médias français selon lesquelles Bongo était décédé à Barcelone.

Omar Bongo Ondimba, qui était au pouvoir depuis près de 42 ans, était hospitalisé depuis plus d’un mois, très affecté par le décès à la mi-mars de son épouse Edith, la fille d’un autre autocrate africain, le Congolais Denis Sassou N’Guesso.

Dimanche soir, la ministre gabonaise de la Communication Laure-Olga Gondjout avait démenti ce décès à l’Associated Press, tout comme le porte-parole de la présidence Raphaël N’Toutoume.

Le mois dernier, le ministère espagnol des Affaires étrangères avait fait savoir qu’Omar Bongo était malade et hospitalisé à Barcelone « dans un état sérieux mais stable ».

Selon un diplomate africain à Libreville s’exprimant sous couvert d’anonymat, M. Bongo était atteint de diabète et d’un cancer de la prostate.

Exprimez-vous!

  1. Je savais depuis longtemps que Bongo n’existait plus; il ne dirigeait plus le pays depuis longtemps. Il était très malade, et j’attirais chaque fois l’attention du BDP sur la necessité de commencer à créer en contact avec les Gabonais sur le terrain pour expliquer ce qu’est réellement le BDP, et surtout s’arrêter de s’interresser au sort de Bongo. Les elections Présidentielles démocratiques vont avoir lieu pour la prémière fois dans notre pays, beaucoup de personnes ignorent peut-être ce qu’est réellement le BDP. Et le délai pour la campagne est très court; le PDG risque de tirer facilement son épingle du jeu avec tout l’argent qu’il a dans ses caisses. Les mentalités des Gabonais ne peuvent pas changer du jour au lendemain; beaucoup vont se laisser corrompre. C’est un reflexe acquis par les 42 années de pouvoir corrompu de Bongo.

    Il est à mon avis necessaire de changer aussi le nom de notre partie. Cela changera l’image du BDP qui aux yeux de nos compatriotes voient en MENGARA un être sans âme pour avoir souhaité à tout prix le départ de Bongo.

    La politique dans les grands pays démocratiques se fait en étroite liaison avec le peuple; Que le DR MENGARA ne néglige pas cet aspect des choses s’il veut être sûr d’acceder à la présidence. Ne plus se fixer sur Bongo et les Bongoïstes. Bongo n’est plus là, et le PDG est faible sans la tête.Il va y avoir inévitablement des tensions internes dues aux ambitions personnelles.

    Il faut changer le nom du BDP et se battre pour rallier nos compatriotes à notre combat pour la démocratie dans notre pays.

    Que Dieu bénisse le Gabon.

  2. Moi en tant que citoyen Gabonais voulant à tout pris le changement immédiat de la situation actuelle de mon pays, je pense que l’heure est venue pour nous (Gabonais) d’enterrer Bongo et son système. Pour cela, il faut voter et surtout bien voter.
    Que veux dire bien voter?
    Bien voter, c’est faire un véritable choix. Je ne vote pas quelqu’un parce qu’il est de mon ethnie ou parce que c’est mon ami, mon ancien camarade ou je ne sais quoi… Je vote celui ou celle qui a le meilleur programme, les meilleurs idées… Aussi il faut tenir compte du passé de celui ou celle qu’on vote, sa situation familiale, professionnelle, sa carrure. Votons pour mettre fin au blocage que nous a fais subir le régime Bongo.
    Selon moi, le futur président devra; être Gabonais de naissance; ne pas avoir appartenu au régime Bongoiste; remplir toutes les conditions nécessaires pour diriger un pays.
    Comme tous les Gabonais, je commence à respirer une nouvelle oxygène au Gabon, je sens le changement de plus en plus proche, je ne rêve plus d’un GRAND Gabon, puissant qui s’impose aux yeux du monde, non pour moi, ce Gabon est désormais présent mais encore faudrait t-il faire le bon choix.
    Que Dieu nous garde et nous guide dans nos choix, vive la République gabonaise, vive le peuple Gabonais.

  3. Moi en tant que citoyen Gabonais voulant à tout pris le changement immédiat de la situation actuelle de mon pays, je dirais que le plus important n’est pas de savoir quel sera le nouveau nom du BDP Gabon nouveau, mais qui, parmi tous les candidats à l’élection présidentielle au Gabon, saura apporter ce changement tant attendu par le peuple Gabonais depuis 42 ans. Bongo est parti, je crois qu’il est temps de l’enterrer avec tout son système. Agissons (au moyen de notre vote) et faisons de notre pays ce qu’il devrait être depuis 42 ans, un pays démocrate, un pays de l’excellence, une nation véritablement unie dans la concorde. Les Gabonais vont devoir faire un choix, je dis bien un CHOIX. Allons nous élire l’Homme qu’il faut??? Choisirons nous un autre Bongo??? Nous (les Gabonais) voulons oublier ces 42 ans de blocage, nous voulons avancer vers le développement sur tous les plans et pour ça il nous faut faire un véritable choix. Que Dieu nous aide dans nos choix, vive la République Gabonaise, vive le peuple Gabonais.

  4. Maintenant que Bongo est parti que deviendra VOTRE « Bongo doit partir? » vous changerez votre slogan??? ou vous vous appellerez maintenant « Bongo est parti » ???

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