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L'avènement d'une réelle démocratie au coeur de la succession d'Omar Bongo

Abonné aux réélections triomphales mais contestées, Omar Bongo n’hésitait pas à employer un slogan de campagne d’une cynique ironie : « Bongo, c’est gagné d’avance ! », proclamaient ses affiches en 2005. Le scrutin qui désignera prochainement le successeur du président décédé offre un tout autre visage.Son fils aîné, Ali Ben Bongo, ministre de la défense et vice-président du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), a de nombreuses cartes en main pour l’emporter. Observant le silence pour cause de deuil, il devait néanmoins, selon toute vraisemblance, se mettre en avant, mardi 16 juin, à Libreville, en tant que représentant de la vaste famille Bongo, en prononçant devant une quinzaine de chefs d’Etat étrangers, dont Nicolas Sarkozy, l’oraison funèbre de son père.

Pourtant, de multiples incertitudes pèsent sur le processus électoral. Alors que la Constitution prévoit l’organisation du scrutin dans les quarante-cinq jours suivant la vacance du pouvoir, de nombreuses voix s’expriment pour juger ce délai intenable. « Quatre à cinq mois sont nécessaires pour bien faire les choses », a déclaré, lundi, au Monde, le ministre de l’intérieur, André Mba Obame. Pour lui, « l’idéal serait de commencer l’année 2010 avec un nouveau président bien élu ».

L’impossibilité de procéder rapidement à la révision des listes électorales contestées et d’organiser matériellement le scrutin est le premier argument avancé. La référence à un « cas de force majeure », prévu par la Constitution pour retarder l’échéance, permettrait de respecter formellement la loi fondamentale à laquelle tous les acteurs du jeu politique jurent leur attachement. Au lendemain de l’inhumation du défunt président, prévue jeudi 18 juin, dans son village natal de Bongoville, le gouvernement devrait examiner une proposition de calendrier qui ferait ensuite l’objet de discussions avec l’ensemble des partis.

MULTIPLICATION DES CANDIDATS La révision des listes électorales devrait permettre de supprimer les nombreuses doubles inscriptions dont le pouvoir a fait jusqu’à présent, selon les opposants, un usage immodéré. Elle devrait aussi donner l’occasion aux nombreux Gabonais, surtout les jeunes, qui ne s’inscrivaient pas – estimant que le résultat était connu d’avance sous Omar Bongo -, d’être associés au processus électoral.

Si le parti gabonais dominant, le PDG, semble également réclamer davantage de temps, c’est pour tenter de gérer la cacophonie provoquée par le décès de son président fondateur et arbitre suprême. Certains observateurs dénombrent, en effet, une dizaine de candidats potentiels au sein du PDG, à laquelle s’ajoute une demi-douzaine d’ex-opposants ralliés à la « majorité présidentielle ». Mais ces derniers pourraient profiter de la mort du président pour reprendre leur liberté. La société civile devrait aussi présenter un candidat.

Les négociations préalables aux candidatures apparaissent d’autant plus cruciales que l’élection présidentielle se joue sur un seul tour et que les responsabilités politiques ont donné, jusqu’à présent, accès à des ressources financières considérables. La multiplication des candidatures, réactivant les clivages ethniques gommés par le clientélisme d’Omar Bongo, peut donc réserver des surprises. « Ici, les élections ne se gagnent pas sur des discours mais sur la capacité à distribuer des positions et de l’argent », constate un député.

Plusieurs acteurs politiques insistent aussi sur les immenses attentes de la population en matière de démocratisation, et donc sur les risques de violence consécutifs à d’éventuelles frustrations. « La France a intérêt à favoriser l’émergence d’une réelle démocratie sinon la population la tiendra pour responsable », affirme un ministre, candidat potentiel, en rappelant que le Gabon compte quelque 10 000 résidents français.

Exprimez-vous!

  1. C’EST MON NOM ,LA FAMILLE BONGO ATTENTION,QUAND UN HOMME N’A PLUS RIEN A PERDRE ,JE SUIS NE DANS UN PAYS RICHE,LE PARADOXE VEUT QUE ,MA FAMILLE SOIT PAUVRE Y COMPRIS MON ENTOURAGE,POUR INFO,JE SUIS DE COCOTIER,NOUS CROUPISSONS DANS LA MISERE,PAR LA SIMPLE VOLONTE DE VOTRE PERE,PENDANT QUE VOUS DEPENSEZ MON ARGENT,A PARIS,LONDRE,TOKIO,NEW-YORK,MA MERE MEURT A L’HOPITAL GENERAL,PARDON,AU CIMETIERE GENERAL,JE NE SUIS PLUS PRET A L’ACCEPTER,SI VOUS NE ME PRENNER PAS AU SERIEUX,ESSAYEZ DONC.

  2. Nous sommes un peuple qui a trop souffert, nous sommes un peuple ne plus et ne veut plus souffrir!
    Le Gabon ne sera plus jamais un état où ses intérets seront décidés par des tierces personnes. La population gabonaise a décidé de reprendre son destin qu’il avait confié à Bongo et sa famille. Rien ne se fer plus comme avant, rien ne se fera sans le peuple passif, souffrant, humilié;TOUT se fera pour les Gabonais, par les Gabonais sans la famille Bongo. Tous les Gabonais sont tous d’accord que 42 ans de mépris, de pillage,de gaspillage,d’arrasage des politiques français, étrangers,42 ans de souffrance, de haine,d’oppression,d’avilissement par une seule et même famille suffisent. Nous avons besoin d’oxygène, de fraicheur, nous voulons simplement vivre tranquillement, paisiblement,heureusement,librement avec les gabonais qui se soucient des autres Gabonais. A la famille Bongo, les Gabonais vous demandent de les laisser tranquilles, que voulez-vous de plus?En 42 ans, vous avez eu l’argent et vous en avez encore pour au moins 5 générations sans avoir besoin de travailler;les honneurs?vous en ave eu!la gloire?vous en avez eu et vous en avez encore;le pouvoir?vous avez eu et vous en avez encore!les voitures?vous en avez eu et vous en avez encore les plus belles et les plus chères!les !maisons?vous en avez eu et vous en avez encore!la nourritures?vous en avez eu et vous en avez encore (regarder comment vous êtes menus)et vous en aurez encore!les femmes?vous en avez eu et vous en avez encore!les hommes?vous en avez eu et et vous en avez encore vous en aurez encore!
    Que voulez-vous de plus en voulant s’obstiner au pouvoir, n’avez-vous pas tant profiter?pensez-vous que la vie dure éternellement?je vous rassure que NON, car c’est que ce tous les Gabonais y compris vous-même pensaient de Bongo!
    Alors, merci de prendre tranquillement quelques années de vacances au Gabon ou ailleurs vous en avez les moyens:pouvoir et l’argent!Aurevoir la famille Bongo!
    Nous sommes un peuple qui a trop souffert, nous sommes un peuple ne plus et ne veut plus souffrir!

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