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Gabon : Les étudiants de l'UOB battent le macadam

Encore une année à battre les pavés à l’Université Omar Bongo de Libreville, où la plupart des cours sont paralysés depuis le 11 mai dernier en raison d’une grève des enseignants qui perdure malgré d’importantes avancées consenties par la tutelle. Face au spectre de l’année blanche qui plane sur le campus, les étudiants ont organisé une marche de protestation le 6 juillet dernier pour inciter les enseignants à assouplir leurs positions. Alors que tout portait à croire que les mesures annoncées le 3 juillet dernier par le ministère de tutelle mettraient un terme, ou au moins une halte, à la grève des enseignants de l’Université Omar Bongo (UOB) de Libreville, la situation est au statu quo ce 8 juillet sur le campus, où la plupart des départements sont paralysés depuis le 11 mai dernier.

Les étudiants ont organisé une marche de protestation le 6 juillet dernier pour exprimer leur mécontentement, en interpellant le gouvernement sur le spectre de l’année blanche qui plane déjà sur l’UOB.

«Nous ne voulons pas d’une université à deux vitesses. Nous voulons les cours», scandaient des étudiants au cours de cette marche qui les a conduit jusqu’à la Primature pour interpeller le premier ministre sur la situation de l’université.

Les étudiants ont souhaité que le gouvernement et les enseignants syndiqués reprennent les pourparlers afin de parvenir à un rapide consensus pour la reprise des cours.

Dans l’après-midi du 3 juillet, les étudiants de l’Université Omar Bongo (UOB) avaient bloqué la voie publique et les entrées du campus pour interpeller les autorités sur cette situation, qui pourrait invalider une année de labeur.

Les étudiants ont dénoncé l’attitude de «leurs enseignants qui brandissent un chapelet de revendications et les membres du gouvernement préoccupés uniquement par des questions politiques».

Ils ne comprennent pas l’attitude des enseignants qui «se préoccupent plus du coté financier que du travail pour le quel ils ont été recrutés. Jamais on a entendu les chercheurs parler du matériel ou de l’insuffisance des enseignants dans nos quelques universités, ou encore dire au gouvernement de résoudre les problèmes des étudiants puisque leurs grèves empêchent aussi aux enseignants de bien travailler».

«Si rien n’est fait, nous passerons à la phase 2, et ce sera à ceux qui sont responsables du gel des cours d’en assumer les conséquences», ont averti les étudiants.

Le 3 juillet dernier, le gouvernement avait décidé d’une série de mesures pour la satisfaction des revendications des enseignants afin de sauver l’année académique.

Face à la satisfaction de ces revendications, ou des processus engagés à cet effet, «le gouvernement en appelle au sens des responsabilités des membres du SNEC pour une levée rapide du mouvement de grève permettant de préserver l’année académique en cours dans l’intérêt supérieur de nos étudiants, et du pays», avait exhorté la tutelle à la fin du communiqué.

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