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Gabon : Pourquoi l'opposition a boycotté le recompte de Mborantsuo

Afin de permettre à l’opinion nationale et internationale de disposer de l’ensemble des éléments lui permettant de comprendre et d’apprécier la position des requérants sur la question du recomptage des suffrages, la coalition des candidats et partis politiques de l’opposition, régulièrement informée des actions des requérants auprès de la Cour Constitutionnelle, dont elle réaffirme la totale solidarité et le total accord de chacun de ses membres, voudrait d’abord restituer les faits.

1.Le recomptage des suffrages est une demande clairement exprimée dans les requêtes en annulation de l’élection présidentielle du 30 août 2009 présentées par plusieurs requérants, afin de permettre, sur la base des procès verbaux, des fiches d’émargement et des feuilles de dépouillement de chaque bureau de vote dont la Cour détient légalement une copie, d’établir la réalité et l’ampleur de la fraude électorale orchestrée par le Parti Démocratique Gabonais, avec la complicité du Gouvernement et de la CENAP, au profit du candidat Ali Bongo Ondimba.

2.Le texte intégral de la « Mesure d’instruction » de la Cour Constitutionnelle, remise à chacun des requérants le 25 septembre 2009 après 16 heures est le suivant :

« Dans le cadre de l’instruction des recours dont la Cour Constitutionnelle est actuellement saisie, il sera procédé à partir du mardi 29 septembre 2009 à 14 heures, au recomptage des suffrages en présence d’un Huissier de Justice commis par les requérants et d’un Huissier de justice commis par le défendeur.

À cet effet, les requérants et le défendeur sont invités à communiquer au greffe de ladite Institution au plus tard le samedi 26 septembre 2009 à 18 heures, le nom de l’huissier respectivement commis par l’une et l’autre parties. »

3.La mesure d’instruction de la Cour Constitutionnelle, en tant qu’elle indiquait que le recomptage se déroulait dans le cadre de l’instruction en cours, pouvait fort justement être interprétée par les requérants comme correspondant à leur demande. Et ce d’autant plus que les déclarations dans la presse du Président de cette Institution précisaient qu’ « il s’agit pratiquement d’un dépouillement, mais cette fois-ci des 2800 procès-verbaux de chaque bureau de vote ».

4.Dans leurs réponses à cette mesure d’instruction, les requérants ont individuellement demandé par écrit à la Cour d’autoriser:

a)Que le recomptage de la totalité des suffrages soit effectué sur la base d’éléments qui concourent à leur authentification, à leur validité et à leur comptabilisation telles que spécifiées aux articles 77, 89, 97 et 103 du Code électoral. Ces éléments sont : la liste électorale du bureau de vote, le procès-verbal du bureau de vote, la feuille de dépouillement des suffrages et la liste d’émargement des électeurs dans le bureau de vote.

b)La désignation d’un représentant pour chacun des requérants lors de ce recomptage.

c)La désignation d’un huissier pour chacun des requérants.

En réponse à ces préoccupations, la Cour n’a accepté que la présence d’un huissier pour chacun des requérants.

5.Le mardi 29 septembre 2009 à 14 heures, les requérants concernés par la procédure de recomptage des suffrages, c’est-à-dire les candidats ayant formulés cette demande dans leurs requêtes en annulation de l’élection présidentielle du 30 août 2009, se sont présentés à la Cour Constitutionnelle. Leur démarche visait à s’enquérir avant le début de cette opération, des modalités du recomptage arrêtée par la Cour.

6.Les requérants ont été introduits à la Cour par le Protocole de l’Institution qui les a installé dans une salle d’attente à 14h 30mn. Après 3 heures d’attente, sans information particulière, deux Conseillers de la Cour, le Doyen Jean Pierre Ndong et le Conseiller Michel Anchouey, mandatés par le Président de l’Institution, donc agissant au nom de la Cour Constitutionnelle, se sont présentés aux requérants. Au cours d’un échange courtois et respectueux, ces deux éminentes personnalités ont expliqué que le recomptage dont il s’agit est une opération interne à la Cour Constitutionnelle. Pour la Cour Constitutionnelle, le recomptage qui allait avoir lieu ne se faisant pas de manière contradictoire, seule la présence des huissiers était admise. Les requérants ne pouvaient être présents lors du recomptage, ils ne pouvaient non plus être représentés.

7.À la suite de ces explications, les requérants ont d’abord rappelé aux Conseillers mandatés par la Cour que le recomptage des suffrages qu’ils demandaient dans leurs requêtes respectives exigeait une procédure contradictoire emportant la présence des représentants des candidats. Et qu’en conséquence, le recomptage qui devait débuter ce mardi 29 septembre 2009 ne répondant ni à la lettre, ni à l’esprit de leurs demandes ne pouvait les engager d’aucune manière. Pour permettre à l’Institution de mener sereinement cette opération interne, les requérants ont indiqués aux représentants de la Cour Constitutionnelle que ce recomptage, qui pour la Cour devait se faire sans la participation des représentants des requérants, allait également se faire sans la participation de leurs huissiers.

Nous avons été par la suite stupéfaits de l’intervention télévisée de Madame le Président de la Cour Constitutionnelle qui laissait entendre que

« … certains requérants (…) ont assiégé la Cour, avec avocats, représentants (…) s’imposant aux membres de la Cour et voulant participer à cette séance qui est une séance interne à la Cour ».

« La Cour Constitutionnelle n’entend pas se laisser dicter une conduite à tenir »

« La Cour n’est pas une jungle… »

Ces propos sont regrettables. Nous réaffirmons que pour être crédible et reconnu de tous, le recomptage initié par la Cour Constitutionnelle devra se faire de manière transparente et contradictoire, sur la base des listes électorales des bureaux de vote, des feuilles de dépouillement, des procès-verbaux des bureaux de vote et des listes d’émargements des électeurs.

            source: opposition gabonaise

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  1. Le topo est simple les gars, nous allons commencer par des revendications sociales du genre ( vie chère,grève des taxi,chômage des jeunes … ) et aucours des revendications on provoque des emeutes que nous allons appellées (les emeutes de la faim) comme celles qui ont faillies embrasées le cameroun,le burkina-fasso etc…dés cet instant les politiques vont entrer dans la dance. c’est dans des circonstances pareilles que l’actuel premier ministre de la côte d’ivoire ( guillaume soro ) avait pris la tête des « forces nouvelles » alors qu’il n’était qu’un simple étudiant de 2ème année de droit en fac.

  2. A 007
    Je crois que t’es complètement à coté de la plaque, tu oublies une chose, les compatriotes tués sur pog avaient de la famille aussi, as-tu pensé une seule seconde à leurs familles? Aux corps
    jetés dans la mer par la speudo armée bongoiste?
    il n’y pas d’armée du peuple au Gabon. Ces militaires qui ont tiré sur le peuple gabonais connaissent farfaitement la réalité socio économique du gabon,eux memes d’ailleurs vivent des les matititis de LBV. Quand il acceptent les 5000 FCA du pdg pour voter le diable,je trouve cela pitoyable,surtout que ces 5000 fcfa
    qui vont mourir dans le 1er bistrot du coin.
    Rien n’est encore perdu,ce n’est que le début du combat.
    LE PEUPLE AURA TJS LE DERNIER MOT.
    Sais-tu comment le mur de berlin est tombé?
    Je te conseille de regarder le documentaire:  » le miracle de Liepzig « 

  3. Je suis peut-être d’accord avec la déception qui vous anime mais pas du tout d’accord avec l’intention. N’oublie pas que les militaires, policiers et gendarmes ont de la famille et certains sont mêmes pères ou mères de famille. Ils appliquent les ordres des superieurs l’armée est au service de l’apparreil administrative, ils n’ont pas toujours le choix. Certains le font même par contrainte, personne ne connait les menaces qui pèsent sur eux. Je sais ce que je dis, j’ai un frère dont le gallon n’avance plus depuis 4 ans parce qu’il avait osé critique le régime ouvertement. Aujourd’hui, il vit vers Bélinga loin de tout.
    Moi je trouve que c’est pas une solution, cette idée peut faire tuent les inoncents. En guise de représailles, ces mecs-là pourront tirer sur n’importe quelle personne du quartier où vous brûleriez, ils ne chercheront pas à savoir qui est coupable ou pas, attention les gars! Souvenez-vous du bar Boston du PK5 ou 16 mecs sont morts gratuitement parcequ’on la veille, les braqueurs du quartier avaient tuer un béret rouge.
    Moi je crois que le délai de réaction est épuisé, le moment choisi était le moment de la proclamation des résultats. C’est triste mais c’est la réalité!

  4. à mbina
    Mon frère t’as raison,si le peuple ne réagit pas cette fois,tout serait perdu à jamais.
    Ou sont les bangado qui agressent les filles sur lbv ???
    Ah oui là on ne voit plus personne, en COTE D’IVOIRE les mecs qui faisaient la loi dans la rue un temps sont la plupart au gouvernement aujourd’hui ex: Blé Goudé pour ceux qui connaissent
    ABIDJAN.
    C’est notre dernière chance,si on ne la saisi pas le Gabon est mort à tout jamais.
    abo veut le pouvoir ou la mort,il n’acceptera jamais de le quitter.
    seule la révolution s’impose pour libéré le gabon de ces ennemis
    de l’intérieur: rogombé la p….te, mborantsuo la poufiasse à 2 balle, laure goudjout le tapin d’ali ndougou le suce boule d’ali la liste est longue.
    Les ennemis de l’extérieur: les intérets gaulois.
    Il faut mettre des actions forte en place et ne rien lacher.
    Les vrais gabonais dans l’armé doivent désertés pour le peuple,ceux qui resteront seront considérer comme ennemis du peuple,donc cibles prioritaires à E-L-I-M-I-N-E-R d’urgence.

    Le peuple gabonais vaincra.

  5. L’heure de la révolution a sonné ,attaquons nous aux ennemis du Gabon ceux qui tuent le peuple,leurs frères . nous devons nous attaquer d’abord à ceux là qui aident le PDG à tuer le devenir.Ainsi nous devons terroriser l’oppresseur en s’attaquant à son bras armé,c’est à dire les militaires,gendarmes,policiers,qui vivent dans les mapanes avec nous.Nous devons les tabasser à domicile,bruler leurs maisons et voitures la nuit tombée pour le soutien sans faille qui accordent aux PDG depuis 42ans.Arretons de penser que se sont les étrangers qui viennent nous tirer dessus lors des manifestations car Roch Ongaga est gabonais comme les autres criminels qui nous massacrent

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