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Présidentielle afghane : un second tour sera organisé

Les deux principaux candidats, le président sortant Hamid Karzaï et son opposant Abdullah Abdullah, ont accepté de se plier à un second tour, le 7 novembre prochain. Washington et Londres s’en félicitent.

Les Afghans devront bel et bien retourner aux urnes, pour participer au second tour de l’élection présidentielle. Ainsi en a décidé la Commission électorale afghane (IEC), mardi, au lendemain de l’invalidation de nombreux suffrages suspects en faveur de Hamid Karzaï. Ce second tour sera organisé le 7 novembre prochain, soit plus de deux mois et demi après un premier tour entaché de fraudes. «La Commission s’est accordée pour déclarer que personne n’a obtenu plus de 50% des suffrages», a annoncé son président, qui refuse de voir plus longtemps «le peuple d’Afghanistan dans l’incertitude».

Lundi, après deux mois d’enquête, la Commission des plaintes (Electoral Complaints Commission, ECC) avait annoncé que les annulations de bulletins de vote frauduleux faisaient de facto passer Hamid Karzaï, jusque-là crédité de 54,6% des voix selon des résultats provisoires, à 49,67%, donc sous le seuil des 50% nécessaires pour être élu au premier tour.

Après cette double annonce, le président sortant n’a eu d’autre choix que de confirmer sa participation à ce second tour, qu’il a qualifié de «progrès pour la démocratie». «Ce n’est pas le bon moment pour discuter des enquêtes, c’est le moment de progresser vers la stabilité et l’unité nationale», a-t-il poursuivi. «J’en appelle à notre nation pour en faire l’occasion de renforcer notre détermination, pour aller de l’avant et participer au second tour des élections», a-t-il souligné. Quant à Abdullah Abdullah, son principal rival, dont le score est passé de 28 à 32 % des voix après correction, il a également confirmé sa participation à ce vote du 7 novembre, «conformément à la loi».

«Un précédent important»

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est félicité de la tenue de ce second tour, tout en estimant qu’il y aurait «d’énormes défis» à relever pour le mener à bien de façon satisfaisante.

Le premier ministre britannique, Gordon Brown, a estimé que la décision de Hamid Karzaï prouvait sa «stature d’homme d’Etat». Même ton du côté de Nicolas Sarkozy, pour qui e président sortant montre «qu’il est un homme d’État, qui sait distinguer l’essentiel, dans l’intérêt supérieur de son pays et de l’unité du peuple afghan».

A Washington, qui a largement accru sa pression sur le président sortant, l’heure est au soulagement. «Il s’agit d’une étape importante pour assurer un processus (électoral) crédible pour les Afghans, qui débouchera sur un gouvernement qui reflète leurs aspirations», a déclaré Barack Obama, mardi. «Alors que cette élection aurait pu rester sans résultats, au détriment du pays, les actions constructives du président Karzaï ont établi un précédent important pour la nouvelle démocratie en Afghanistan. La Constitution et les lois sont renforcées par la décision du président Karzaï, qui sert les meilleurs intérêts des Afghans», a insisté le président américain.

Le locataire de la Maison-Blanche a toutefois précisé qu’il n’a encore pas décidé s‘il annoncerait des renforts en Afghanistan, avant le scrutin. Ces derniers jours, Washington s’était contenté d’affirmer qu’aucune décision sur l’envoi supplémentaire de troupes américaines ne serait effectuée tant qu’un «gouvernement crédible» ne serait pas installé à Kaboul.

Exprimez-vous!

  1. Décidément le Président Nicolas Sarkozy veut à tout pris se faire voir partout. Il veut toujours être parmi les premiers à féliciter ou à donner un point de vue. Et pourtant, n’est pas Barak Obama qui le veut.

    M. Nicolas Sarkozy, vous ne serez jamais de la trempe du Président Barak Obama, vous ne lui arrivez même pas à la cheville. Vous êtes juste bon pour impressionner les africains. N’avez-vous pas honte? Hier vous félicitiez et cautionniez un homme qui prend la tête d’un pays en trichant (soit dit en passant, le monde entier sait que vous avez organisez le coup d’état électoral que M. Ali Ben Bongo vient de faire au Gabon), aujourd’hui, vous félicitez les afgans qui retournent aux urnes parce qu’il y a eu des irrégularités lors de leur scrutin. ça s’appelle quoi votre jeu? Vous n’avez même pas honte M. Sarkozy!!! Vous vous croyez plus malin que tout le monde et pourtant tout le monde connaît vos manigances. Heureusement que vous êtes entrain d’imposer aux français une nouvelle méthode de diriger la France, la méthode des chefs d’état africains qui consiste à placer ses proches à des postes importants sans tenir compte de leurs compétences ni de leurs qualifications. Vous êtes entrain de placer votre fils à un poste important alors qu’il n’a même pas été capable de franchir le seuil de la deuxième année de droit. Ma fille qui a le même âge que votre fils que vous voulez sauver parce qu’il ne fout rien à l’école a déjà obtenu son master en droit dans une faculté de droit française. Vous qui prétendez que l’homme noir n’est pas assez entré dans l’histoire. Vous qui continuez à croire que le blanc est plus intelligent que le noir, comment se fait-il que votre fils soit aussi nul et ma fille plus intelligente alors qu’elle ne porte pas un « grand nom »? Que vous soyiez obligé de le caser pendant que vous êtes encore le tout puissant et influent président des Français et des gabonais. Je me réjouis à l’idée que les français ressentent un peu ce que les africains ressentent lorsqu’ils sont dirigés par des pions que vous placez à la tête de leurs pays et qui ne sont que des gouverneurs et non des Présidents de République…

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